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Glendale décidera

mario roy

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Mardi dernier, l’état-major de la Ligue nationale de hockey (LNH) devait accompagner des investisseurs lors d’une rencontre avec la Ville de Glendale.

Mardi dernier, l’état-major de la Ligue nationale de hockey (LNH) devait accompagner des investisseurs lors d’une rencontre avec la Ville de Glendale.

On me rapporte que cette rencontre a été organisée par la ligue afin d’entamer des discussions et de négocier un contrat de gestion pour l’amphithéâtre.

Gary Bettman et Bill Daly devaient donc agir en bons pères de famille en accompagnant les deux hommes d’affaires canadiens intéressés aux Coyotes, Georges Gosbee et Anthony Leblanc.

Or, cette rencontre n’a jamais eu lieu. La LNH a annulé celle-ci le jour de la parution d’un article écrit par Paul Giblin (lundi) à la une de The Republic.

L’article en question faisait état du coût de gestion de l’infrastructure. Selon les informations de Giblin, il en coûterait de 5,1 à 5,5 millions de dollars par année pour gérer le Jobing.com Arena.

Selon Craig Morgan, un journaliste sportif de Fox Sports Arizona, ces montants représentent 10 à 20 millions de dollars de moins que ce que la Ville de Glendale avait consenti dans l’entente qu’elle avait négociée avec Greg Jamison.

Chiffres contestés

Les chiffres publiés par Giblin sont fortement contestés par la LNH et par d’autres observateurs du dossier, dont l’ancienne conseillère municipale et pro-Coyotes Joyce Clark, qui a été défaite aux dernières élections municipales.

On prétend que ces chiffres représentent la différence entre les revenus et des coûts d’exploitation. Peu importe, ces chiffres représentent tout de même la dette que l’infrastructure apporte aux finances de la ville. Peut-elle se permettre d’offrir plus aux deux Albertains?

Pourquoi alors la LNH a-t-elle reporté cette rencontre?

Selon Dan Bickley, d’AZCentral Sports, la ligue n’aurait pas apprécié le contenu de l’article de Giblin, qui influencerait l’opinion publique ainsi que l’opinion des représentants municipaux de l’endroit.

Manny Martinez (conseiller municipal de Glendale) constatait mercredi que «la Ville pourrait facilement abaisser ce montant», mais il ne «voit absolument pas comment la Ville pourrait offrir plus, pas du tout».

Que pense Weiers?

Mais qu’est-ce qu’en pense le nouveau maire (Jerry Weiers)? Celui qui s’est fait élire en criant haut et fort que «Glendale n’est pas une “banque à pitons” pour les sports professionnels» n’a pas commenté la situation depuis plusieurs semaines.

On raconte même que les Albertains auraient amassé 240 millions de dollars pour mettre la main sur les Coyotes. Il s’agit de 70 millions de dollars de plus que le prix exigé par la LNH.

Ce montant représenterait les pertes financières des quatre premières années. Mais pourquoi diantre ont-ils été en mesure de prévoir ce montant pour éponger les pertes de l’équipe et incapables de le faire pour gérer l’amphithéâtre comme tous les autres propriétaires de la LNH?

Le principe d’occuper des lieux dans le but d’y exploiter une entreprise entraîne toujours un coût, pas un revenu! C’est le monde à l’envers!

Pression sur la LNH

La participation de la LNH aux Jeux olympiques de Sotchi étant pratiquement entérinée, la pression se fera de plus en plus grande sur la ligue afin de régler la situation qui nous préoccupe.

Pendant ce temps, ici, on bâtit et nos bras sont grands ouverts pour accueillir cette équipe, mais Gary Bettman a son plan, et ce dernier n’a pas l’air de vouloir lever.

Je ne peux pas croire qu’on soit encore en train de parler du dossier des Coyotes. Les qualificatifs entourant ce dossier ont tous été utilisés, et que dire des pirouettes de la LNH pour éviter la réalité?

C’est donc la Ville de Glendale qui décidera de l’avenir de la concession des Coyotes, pas la LNH.

Tout dépendra de ce que la Ville sera prête à offrir, rien de moins, rien de plus.

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