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Montgolfière | Accident

Rien pour la freiner

Malgré un atterrissage d’urgence, la jeune femme veut voler à nouveau

Rien pour la freiner
Photo courtoisie Geneviève Blanchard se sent prête à retourner dans les airs malgré l’atterrissage d’urgence de sa première expérience de vol.

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Un premier vol en montgolfière qui s’est terminé par un atterrissage d’urgence et une nuit dans les bois de Gatineau n’empêcheront pas Geneviève Blanchard de voler à nouveau.

Un premier vol en montgolfière qui s’est terminé par un atterrissage d’urgence et une nuit dans les bois de Gatineau n’empêcheront pas Geneviève Blanchard de voler à nouveau.

«Il me reste juste à revoler, affirme Gene­viève Blanchard, 23 ans. J’étais supposée y retourner dimanche, mais les vents n’étaient pas bons.»

Cette jeune femme de Gatineau fréquente Martin Cyr depuis trois mois. Le 29 avril, ils décident d’aller faire un tour de montgolfière. Martin Lanthier, un ami de son «chum», est le chef d’équipe du pilote Daniel Perreault.

«C’était la première fois que j’embarquais dans une montgolfière», raconte Gene­viève Blanchard, fébrile.

Une heure après le début du vol, les vents tournent, entraînant le ballon à l’opposé d’Aylmer, où il se dirigeait.

Le pilote Daniel Perreault tente alors de faire monter, puis redescendre la montgolfière pour trouver un vent plus favorable. Cependant, il n’a plus assez de propane pour effectuer cette manœuvre. Il doit donc atterrir d’urgence dans le Parc de la Gatineau.

«Quand ça arrive, tu ne le réalises pas, raconte Gene­viève Blanchard. Le pilote nous a dit: “Tenez-vous”, puis on a atterri. J’ai eu un peu peur.»

Tout est dans l’expérience

Fort de ses 23 ans d’expérience, M. Perreault aperçoit des sapins qui pourraient amortir la chute du ballon. La nacelle reste ainsi suspendue à la cime des arbres un moment, avant de descendre tout en douceur.

«Arrivés au sol, on s’est tous parlé, explique la seule femme de l’équipage. On s’est dit: “On va bien, mais qu’est-ce qu’on fait maintenant?” On ne savait pas où on était.»

Ils décident d’abandonner le ballon et de descendre de la montagne où ils ont atterri. Toutefois, la noirceur les force à arrêter leur expédition.

«On avait un peu faim, mais on a pris ça [calmement], assure Gene­viève Blanchard. Il commençait à faire froid. J’étais la seule qui avait une petite veste. Heureusement, Martin [Lanthier] fumait. Il avait un briquet et a allumé un feu.»

Ils se trouvaient dans une partie plus clairsemée, près d’un lac inondé.

«On a été chanceux d’être où on a atterri, dit Gene­viève. Les cellulaires fonctionnaient par moments et c’était assez clair pour faire un feu.»

Avec leurs téléphones, ils ont réussi à communiquer avec l’équipe au sol qui les a perdus de vue un peu plus tôt dans la soirée. L’équipage possède aussi un émetteur-récepteur portatif. Ainsi, ils entrent en communication avec les secouristes, qui leur demandent de rester sur place. Tout de même, ils pensent continuer leur descente.

«Les secouristes nous ont demandé de rester là, près du feu, affirme-t-elle. Ils s’en venaient. On devait se réchauffer.»

Les secours arrivent

Les naufragés se sont alors installés autour du feu pour la nuit.

«Tu ne peux pas manger ni boire, mais tu ne veux pas paniquer, confie-t-elle. Alors tu jases et tu apprends à connaître les gens avec qui tu es.»

Aux premières lueurs du matin, ils remarquent leur environnement. «On s’est rendu compte que le chemin pour venir à nous était difficile, même impossible dans le noir», remarque Gene­viève.

Finalement, les secouristes arrivent le lendemain vers 7 h.

«Comme premier vol, j’ai vécu le pire», confie Gene­viève, qui compte tout de même refaire un tour de montgolfière.

Toutefois, elle assure que le prochain vol se fera avec une réserve de bouteilles d’eau et de barres granolas.

«La prochaine fois, je vais avoir l’air d’un gros hamster!» plaisante-t-elle.

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