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La procréation assistée serait mieux balisée

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Le programme québécois de procréation assistée n’est nullement remis en question, soutient le ministre de la Santé, qui réfléchit cependant à la mise en place de balises, afin de mieux en encadrer l’accessibilité.

Le ministre Réjean Hébert a fait cette mise au point hier, à la suite de la manchette du Devoir voulant qu’il reconsidère ce programme mis sur pied en août 2010, par le gouvernement libéral.

«Après trois ans d’implantation d’un nouveau programme, il est normal de faire le bilan de sa mise en application et de voir comment il est possible d’en améliorer l’efficacité. J’ai demandé au Commissaire à la santé et au bien-être de regarder la pertinence de mettre des balises sur le plan éthique», a-t-il dit.

M. Hébert a cité en exemple le cas d’une femme dont le bébé a été pris en charge dès sa naissance par la Protection de la jeunesse.

«Est-ce qu’on aurait dû avoir des balises avant de procéder à la procréation assistée dans ce cas et dans bien d’autres, afin d’éviter des dérapages éthiques?» s’interroge le ministre. «Je demande au Commissaire de recueillir l’avis d’experts sur la question.»

Aucun échéancier ne lui a été imposé. Le ministre Hébert veut également se pencher sur la gestion du programme.

«Le prix qu’on paie au privé, est-ce le juste prix? Il faut analyser la situation pour corriger le tir au besoin. Est-ce qu’il faudrait mettre en place un guichet unique d’accès?» a soulevé M. Hébert.

L’ex-ministre de la Santé Yves Bolduc a vanté les mérites de ce programme qui, selon lui, contribue à réduire les naissances multiples.

— Avec la collaboration de Régys Caron et de Jean-Luc Lavallée, Bureau parlementaire

 

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