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De l’Alabama aux Bahamas...

Sara-Maude Juneau
Photo les archives, AFP La victoire de Juneau lui donne beaucoup d’espoir, alors qu’elle espère retourner sur le circuit de la LPGA.

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C’est tout un changement de décor pour moi, cette semaine, depuis mon arrivée aux Bahamas, après un tournoi à Mobile, en Alabama, où je suis encore une fois passée très près de faire la coupure.

C’est tout un changement de décor pour moi, cette semaine, depuis mon arrivée aux Bahamas, après un tournoi à Mobile, en Alabama, où je suis encore une fois passée très près de faire la coupure.

C’est un peu la folie en ce moment. Je veux évidemment vous raconter tout ça, mais d’abord, j’aimerais revenir sur le tournoi à Mobile, la semaine dernière.

J’ai terminé avec des rondes de 72 et 74, pour un cumulatif de +2. J’aurais bien sûr souhaité faire la coupure, mais je retiens beaucoup de positif et j’apprends de mes erreurs.

En fin de deuxième ronde, l’une d’entre elles m’a coûté cher. Je me suis mise dans le pétrin au 15e trou sur mon coup de départ. Sur mon deuxième coup, j’ai joué de manière un peu trop agressive. J’aurais dû tenter de me repositionner pour essayer de sauver ma normale, plutôt que de tenter le tout pour le tout en y allant pour le birdie.

Quand des choses comme celles-là surviennent, je me ramène souvent à ce que dit si bien ma mère : «Ceux qui ne font rien ne font pas d’erreurs!». L’important, c’est que je sois prête à passer à autre chose.

Le déluge!

Je suis arrivée aux Bahamas lundi en fin d’après-midi et la première chose que j’ai faite, ce fut de faire une petite promenade pour essayer de me repérer un peu. Ceux qui sont déjà allés au Atlantis Paradise Island savent de quoi je parle. C’est gros et ça devient difficile de s’y orienter. Mardi matin, j’ai pu jouer une ronde d’entraînement et j’ai vite constaté qu’il s’agit d’un superbe terrain (Ocean Club Golf Course) situé dans un paysage fantastique. Le vent sera toutefois un facteur important, car il n’y a pas d’arbres pour nous protéger.

Après ma ronde d’entraînement, je suis retournée à l’hôtel et il a commencé à pleuvoir et je ne parle pas d’une averse, mais d’un véritable déluge. C’est au point où le terrain est devenu inondé et malgré le travail des gens de la maintenance pour le rendre jouable, la LPGA a dû annuler le pro-am de mercredi.

Conditions incertaines

Puisqu’il nous était formellement interdit de mettre le pied au golf, j’ai dû aller profiter, à contre-cœur évidemment (!), des belles activités de l’hôtel comme la plage, les glissades d’eau et le casino. Je dois dire que tant qu’à avoir une journée de congé forcé, il n’y a pas meilleure place que les Bahamas! Aux dernières nouvelles, nous devrions être en mesure de jouer la première ronde aujourd’hui, mais il y a de grosses chances que l’on ne puisse même pas compléter les 18 trous.

On a reçu très peu d’information pour nous dire ce qu’il en est.

Pour qu’un tournoi soit considéré comme officiel et que les bourses puissent être distribuées, nous devons jouer plus de 36 trous.

Tout ce que je peux faire maintenant, c’est de me préparer mentalement et physiquement pour jouer.

Dans des situations un peu inhabituelles de la sorte, certaines joueuses perdent beaucoup de temps et d’énergie à penser à ce qui va mal et laissent une telle situation incontrôlable les affecter.

Je préfère me dire que toutes les filles doivent jouer dans ces conditions et le prendre à mon avantage.

En grandissant à Québec, j’ai souvent eu à jouer sous la pluie, le grésil et la neige; donc, j’en ai vu d’autres! Je ne peux que faire mon possible et le reste suivra.

 

— Propos recueillis par Stéphane Cadorette

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