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Affaire Magnotta

L’avocat de Magnotta réclame encore plus d’argent

Magnotta
Photo courtoisie SPVM Luka Rocco Magnotta, celui que l'on a surnommé le «dépeceur».

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Après avoir obtenu une entente avec l’État pour les frais de psychiatre de Luka Rocco Magnotta, son avocat réclame maintenant plus d’argent pour couvrir ses propres frais.

Après deux mois de négociations avec le procureur général du Québec, les parties en sont finalement arrivées à une entente.

C’est que l’État avait accepté de payer 3000 $ par psychiatre pour évaluer l’assassin allégué de Jun Lin, mais Me Luc Leclair trouvait le montant trop dérisoire. On ignore toutefois quel montant sera maintenant accordé.

«C’est confidentiel, alors on ne peut pas en parler», a expliqué ce matin la procureure qui représente l’État, Me Rima Kayssi.

Mais l’avocat de Magnotta en a profité pour demander plus d’argent, cette fois pour lui.

Dans une requête à la Cour supérieure, il explique que les honoraires consentis par la Commission des services juridiques ne sont pas suffisants. Selon le document de cour, il est payé 500 $ pour la préparation du dossier, en plus de «certains déboursements» et des frais fixes pour chaque journée d’audience.

On ignore combien Me Leclair obtient quotidiennement, et le montant de ce qu’il demande en plus.

«Les frais seront payés seulement à la fin du procès, ajoute la requête. Du début du travail en juin 2012 à la fin du procès en octobre 2014, il se sera écoulé 28 mois. Et la tâche dans ce dossier est volumineuse et complexe.»

Me Leclair estime qu'il est dans l’intérêt de la justice que ses frais soient ajustés à la hausse, car Magnotta a droit à une défense pleine et entière.

«Ses droits seraient sérieusement violés si rien ne change», ajoute-t-il.

Les parties reviendront en cour le 28 juin prochain pour la suite des procédures.

Magnotta, 30 ans, fait face à de nombreux chefs d’accusation en lien avec la mort de l’étudiant chinois Jun Lin, il y a exactement un an. En plus de l’accusation de meurtre prémédité, il fait aussi face à des chefs d’outrages à un cadavre, de production de matériel obscène, d’utilisation illégale de la poste et de harcèlement envers Stephen Harper et des membres du Parlement.

Le procès a été fixé pour septembre 2014.

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