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Prière | Saguenay

L’Église catholique satisfaite

Gérald Cyprien Lacroix
© Photo Daniel Mallard L’archevêque de Québec et primat de l’Église canadienne, Gérald Cyprien Lacroix

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L’archevêque de Québec et primat de l’Église canadienne, Gérald Cyprien Lacroix, a accueilli avec un optimisme prudent lundi la décision de la Cour d’appel qui permet la prière avant les séances du conseil municipal à Saguenay.

Homme de son temps et adepte des réseaux sociaux, Mgr Lacroix a fait connaître sa réaction sur son compte Twitter en après-midi hier.

«Prière à l’hôtel de ville: prendrai temps de lire jugement Cour d’appel QC que je vous invite à lire», a-t-il écrit dans son micromessage.

«Liberté de prier avant rencontre d’élus: sage décision. Qd occasion s’y prête, prière respectueuse a sa place dans un Québec pluraliste», a ajouté le primat de l’Église au pays.

Les dirigeants de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, dont Mgr Lacroix fait partie, se réunissent aujourd’hui, et il y a fort à parier qu’il en sera question.

Neutralité de l’État

Le juge Guy Gagnon, de la Cour d’appel, souligne dans son jugement bien étoffé l’absence d’une charte de la laïcité au Québec, qui permettrait de baliser le bien commun et le droit de chacun de voir ses convictions morales respectées.

En l’absence d’un tel énoncé de principe officiel, écrit-il, il faut s’en tenir à la règle selon laquelle un État neutre sur le plan religieux signifie qu’aucune vue religieuse n’est imposée à ses citoyens et que son action gouvernementale est à l’abri d’une telle influence.

Il souligne que cela n’exige pas que la société soit aseptisée de toute réalité confessionnelle, y compris celle qui relève de son histoire culturelle.

Le ministre Bernard Drainville a décidé de remettre à l’automne le débat sur son projet de charte de la laïcité. Il a refusé de commenter hier le jugement sur la prière à Saguenay. «On veut d’abord prendre le temps d’analyser le jugement», a dit son attaché de presse, Manuel Dionne.

Le juge Allan R. Hilton se dissocie de ses collègues sur un point du jugement et refuse de se prononcer sur la question des signes religieux, qui est «délicate et difficile».

Devant les tribunaux

Il estime même que la question de la légalité de la présence de crucifix dans certaines salles d’audience de palais de justice pourrait éventuellement être portée devant les tribunaux. «Les salles d’audience des palais de justice desservent toute la population du Québec, avec ses composantes multiconfessionnelles et non confessionnelles», écrit-il.

— Avec la collaboration de Geneviève Lajoie

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