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Dans l’arène

Tout un combat

Tout un combat
photo d’archives Carl Froch a énormément progressé depuis la tenue du Super Six.

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Pour obtenir un spectacle de qualité en boxe, ça prend deux partenaires pour danser. Certains styles se marient mieux que d’autres et quand ils s’unissent, la recette est explosive. C’est le cas de Carl Froch et de Mikkel Kessler.

Pour obtenir un spectacle de qualité en boxe, ça prend deux partenaires pour danser. Certains styles se marient mieux que d’autres et quand ils s’unissent, la recette est explosive. C’est le cas de Carl Froch et de Mikkel Kessler.

La revanche entre les deux gladiateurs était bien attendue, puisque leur première rencontre, disputée le 24 avril 2010 au Danemark, avait été spectaculaire. Pourtant, le second tome, samedi au O2 Arena de Londres, a surpassé les espérances.

«J’ai été emballé par le combat, a avoué le promoteur Yvon Michel. Les deux hommes ont démontré une mâchoire infaillible et du cœur au ventre. C’était de la boxe de haut niveau.»

«Froch a été le meilleur homme, en étant plus hargneux et en comptant sur une meilleure stratégie, a-t-il continué. Il a tout de même failli se faire jouer un tour au 11e round, mais il est revenu plus fort au 12e assaut, où il est passé près d’arrêter Kessler.»

La progression de Froch

La performance du tombeur de Lucian Bute et de Jean Pascal a été à la hauteur de son évolution depuis sa participation à la Classique mondiale Super Six, ce tournoi de poids super-moyens (168 lb) remporté par le Californien Andre Ward.

En raison de la progression du pugiliste anglais, l’entraîneur de Bute, Stéphan Larouche, m’avait d’ailleurs prédit la semaine dernière un gain de Froch par décision unanime. Et c’est exactement ce qui s’est produit.

«Pour moi, avec cette performance, Froch s’est hissé parmi les deux ou trois grands boxeurs contemporains, a évalué Yvon Michel. Ce n’est donc pas un hasard sa victoire sur Lucian Bute. Il a 35 ans et vient d’arriver dans son apogée. Le meilleur est encore à venir.»

1 à 1

Le pointage est maintenant égal entre Kessler (46-3, 35 K.-O.) et Froch (31-2, 22 K.-O.). Le Danois avait remporté le premier duel par décision unanime, alors que l’Anglais a fait de même lors de la revanche.

Chose certaine, un troisième face-à-face entre les deux belligérants serait le bienvenu. Et puisque celui que l’on surnomme The Viking Warrior détient une clause de revanche, il serait plausible de le revoir de nouveau dans le même ring que The Cobra.

«Quand Adonis Stevenson était aspirant obligatoire au titre IBF des super-moyens, je me suis immiscé dans les négociations du combat Froch-Kessler. Kessler exigeait une revanche chez lui au Danemark en cas de défaite, mais le clan de Froch a plutôt accepté une revanche en territoire neutre», a expliqué le patron de GYM.

Hopkins et Ward dans le décor

Toutefois, plusieurs autres avenues intéressantes s’offrent maintenant au combattant originaire de Nottingham, actuel champion du monde IBF et WBA des poids super-moyens.

«Les Américains Bernard Hopkins et Andre Ward sont également dans le décor. Et même si Ward a déjà vaincu Carl Froch en finale du Super Six, il va sûrement courir pour obtenir un autre combat», a avancé le promoteur québécois.

«Froch a attiré 19 000 spectateurs à Londres. Il vient d’élever son statut à titre de vedette britannique, tout comme Ricky Hatton et Joe Calzaghe l’ont été. Les gens veulent le voir se battre, un peu comme Arturo Gatti à son époque», a-t-il ajouté.

L'uppercut
L’uppercut de la semaine revient à la chaîne HBO. Habituellement, les bonzes des réseaux de télévision américains préfèrent demeurer en Amérique du Nord pour diffuser les combats. Leur décision de tout de même présenter l’excellent face-à-face entre Carl Froch et Mikkel Kessler, même s’il avait lieu en Europe, a été tout simplement brillante.
Le coup bas
Le poids mi-moyen Kevin Bizier ne pourra malheureusement pas combattre en sous-carte du combat de championnat du monde des mi-lourds entre Chad Dawson et Adonis Stevenson, le 8 juin au Centre Bell. Le protégé de Marc Ramsay s’est blessé à une cheville de façon anodine et il sera hors du gymnase pour une période d’environ quatre semaines.
1034
Carl Froch a lancé pas moins de 1034 coups lors de son combat revanche contre Mikkel Kessler, samedi dernier au O2 Arena de Londres. Son activité supérieure lui a permis d’atteindre son rival 261 fois et de remporter la victoire dans une véritable bagarre pour hommes, où il a tout de même reçu sa part de coups (194).
«Le clan de Froch a trouvé la bonne stratégie pour mettre Kessler sur les talons, a analysé Yvon Michel. Quand Kessler frappait, il touchait la cible (55% d’efficacité au niveau des coups de puissance), mais ce n’était pas suffisant. Froch a eu le dessus au niveau du volume.»
Bellew dans
le portrait
Un nouveau boxeur vient d’entrer dans le portrait chez les poids mi-lourds (175 lb). L’Anglais Tony Bellew (20-1-1, 12 K.-O.) est devenu aspirant obligatoire à la couronne WBC des mi-lourds avec un gain par décision unanime sur Isaac Chilemba (20-2-2, 9 K.-O.) du Malawi, en sous-carte du choc Froch-Kessler, samedi dernier à Londres.
C’est donc dire que Bellew obtiendra éventuellement une chance face au gagnant de l’affrontement entre Chad Dawson et Adonis Stevenson.
L’athlète droitier âgé de 30 ans n’a perdu qu’à une reprise chez les professionnels. Le 15 octobre 2011, il avait baissé pavillon par décision majoritaire face au champion du monde WBO des mi-lourds, le Gallois Nathan Cleverly.
Et si le vainqueur du choc Dawson-Stevenson se trouvait une autre option (une unification ou un duel plus payant), Bellew pourrait-il servir de rival à Jean Pascal, si ce dernier se cherche toujours un partenaire pour danser cet été?
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