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Québec bashing

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L’autre jour à la radio, je bavardais avec mon chum Pat Lagacé, des Francs-tireurs, sur les sujets qui font l’actualité. Il me relatait que malgré tous les succès de la ville de Québec, de plus en plus de voix s’élevaient contre son maire. Il en était estomaqué. Il me faisait remarquer que si Labeaume se présentait premier ministre du Québec, il n’aurait aucune difficulté à Gaspé, à Rouyn ou à Gatineau, mais serait remis en question à Québec.

L’autre jour à la radio, je bavardais avec mon chum Pat Lagacé, des Francs-tireurs, sur les sujets qui font l’actualité. Il me relatait que malgré tous les succès de la ville de Québec, de plus en plus de voix s’élevaient contre son maire. Il en était estomaqué. Il me faisait remarquer que si Labeaume se présentait premier ministre du Québec, il n’aurait aucune difficulté à Gaspé, à Rouyn ou à Gatineau, mais serait remis en question à Québec.

J’avoue que je suis resté perplexe et pensif.

Perplexe, parce que la Vieille Capitale est devenue un leader de la scène économique canadienne avec l’un des plus bas taux de chômage, un secteur privé qui a pris sa place dans une marée publique jadis dominante, ses jeunes y sont parmi les plus scolarisés au pays et le décrochage scolaire y est deux fois moins important que partout ailleurs dans la province. De quoi faire pâlir d’envie plus d’une communauté ces temps-ci.

Depuis le 400e, la confiance est venue tout cimenter et galvaniser; Labeaumeland n’a plus de complexes, ne craint plus la concurrence et se développe à vitesse grand V, même que l’immigration monte en flèche devant tant d’attraits pour notre ville; + 40 % depuis 2003, dont 50 % des arrivants sont âgés entre 25 et 40 ans, et à 65 % diplômés. Impressionnant.

Autoflagellation

Mais alors, pourquoi s’élèvent ces murmures de dénigrement visant le plus souvent le premier magistrat Régis Labeaume?

Pourquoi cette attitude d’autoflagellation, surtout dans le contexte de politique municipale actuel? Quand les deux plus grandes villes du pays, Toronto et Montréal, ont des maires en eaux troubles, je m’excuse, mais se comparer, c’est se consoler.

Rob Ford, maire de la Ville Reine, est devenu la risée nationale; pastiché dans toutes les émissions de fin de soirée chez nos voisins du Sud. Il en a pris pour son rhume sous la plume des principaux chroniqueurs au pays.

Ses agissements douteux, doublés de son manque de jugement et de son arrogance démesurée, en font une cible de choix. Et son allure relâchée, pour ne pas dire négligée, n’arrange rien. Il est plus souvent cité comme grotesque et ridicule personnage, que comme maire efficace. Tout comme le maire Tremblay dans la métropole, son départ obligé ne saurait tarder.

Gilles Vaillancourt

Et au pays de Pauline, que dire du premier magistrat de la seconde ville en importance au Québec: Laval. Pendant 23 ans, Gilles Vaillancourt a fait du développement économique sa priorité. Ce que les Lavallois ne savaient pas alors, c’est que leur maire détournait des fonds, transférait des avoirs dans des paradis fiscaux, s’enrichissant sur le dos des contribuables, véritables dindons de la farce, qui étaient éblouis par des comptes de taxes toujours tenus très bas par notre vaurien à cravate. Un mirage de dizaines de millions minimum.

Ce bandit, comme trop d’autres crapules en position de pouvoir, a ruiné les bases de notre démocratie, continuant de miner la crédibilité de toute la classe politique en plus d’avoir dépouillé sans retenue ses électeurs. Peut-on faire pire?

Alors, sommes-nous prêts à tolérer le «style Labeaume», son franc-parler, son air bête et son ton souvent trop belliqueux et baveux? Peut-on s’accommoder d’un maire dur qui mène sa ville d’une main de fer, sans compromis, ce qui lui vaut d’être souvent traité de petit empereur?

Poser la question, c’est y répondre.

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