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Panama | Extradition

Porter n’obtient pas l’immunité de la Sierra Leone

La Sierra Leone a tranché et a décidé qu’il n’a pas été arrêté dans le cadre de ses fonctions

Son immunité mise en doute
Courtoisie/Police nationale du Panama Le Dr Arthur Porter a été arrêté le 27 mars au Panama en vertu d’un mandat d’arrêt international.

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La Sierra Leone ne reconnaît pas l’immunité diplomatique à son ambassadeur itinérant, Arthur Porter. Le pays s’est enfin prononcé, il ne l’aidera pas à éviter l’extradition vers le Canada, a tranché le bureau du président de la Sierra Leone.

La Sierra Leone ne reconnaît pas l’immunité diplomatique à son ambassadeur itinérant, Arthur Porter. Le pays s’est enfin prononcé, il ne l’aidera pas à éviter l’extradition vers le Canada, a tranché le bureau du président de la Sierra Leone.

«C’est un ambassadeur itinérant. Il n’a absolument pas l’immunité diplomatique», lance le directeur des communications du bureau du président de la Sierra Leone, Jarrah Kawusu-Konte.

Arrêté au Panama, le Dr Porter, qui a un passeport diplomatique, affirme détenir l’immunité diplomatique.

Arthur Porter a été consul honoraire pour la Sierra Leone à Ottawa avant d’être remplacé l’année dernière. Il a est nommé ambassadeur itinérant (goodwill ambassador) en 2010.

Kawusu-Konte affirme que ce statut ne lui assure aucune protection de la Sierra Leone.

«Le pays ne l’aidera pas, dit M. Kawusu-Konte. Il n’a pas été arrêté dans le cadre de ses fonctions officielles. Il ne représentait pas ce pays».

Le Canada essaie d’extrader l’ancien ­directeur général du Centre universitaire de santé McGill, pour qu’il réponde d’allégations de fraude et de recyclage des ­produits de la criminalité en lien à la construction du CUSM.

Cette déclaration doit faciliter l’extradition de Porter. Le ministère de la Justice du Canada dit reconnaître une immunité ­diplomatique au Dr Porter. Le ministère précise qu’il n’avait pas cette immunité lorsque les crimes allégués ont été commis.

Ce qui signifie que le Canada peut le poursuivre en justice. Toutefois, l’immunité diplomatique aurait pu compliquer sa demande d’extradition.

La fin de la confusion

Depuis plusieurs jours, les autorités de la Sierra Leone cherchaient à savoir si le

Dr Porter était en mission diplomatique. L’ambassadeur du pays africain à Washington ne savait pas si le médecin était en mission.

Après avoir vérifié auprès du ministère des Affaires étrangères du pays, le directeur des communications du bureau du président de la Sierra Leone a tranché.

«Il n’était pas en mission diplomatique ni en Amérique du Sud ni ailleurs dans le monde », a déclaré M. Kawusu-Konte.

Le bureau du président du pays africain et l’ambassadeur de la Sierra Leone à Washington lui reconnaissent le statut d’ambassadeur itinérant.

Avant ces allégations, le Dr Porter était un personnage important au pays, il a même été nommé directeur du comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité du Service canadien du renseignement de sécurité.

L’homme de 56 ans dit être atteint d’un cancer du poumon qui se serait propagé au foie. Il affirme être trop malade pour ­voyager.

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