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La LNH tape du pied

Mario Roy

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Le jeu de coulisse entre la LNH, Renaissance Sports & Entertainement (RSE) et la Ville de Glendale se poursuit.

Le jeu de coulisse entre la LNH, Renaissance Sports & Entertainement (RSE) et la Ville de Glendale se poursuit.

Les bonzes de la LNH (Bettman et Daly) ont introduit RSE aux représentants de la ville de Glendale, la semaine dernière. Puis, ils sont repartis et, depuis ce jour, silence radio.

Je le répète, contrairement à la NBA, qui joue la carte de la transparence, la LNH laisse tout le monde dans l’ignorance totale. Qu’il s’agisse des médias, des partisans ou même des propriétaires, on nage dans le néant absolu.

Pouvoir incontesté?

Si Geoff Molson dit vrai, «les propriétaires ne sont pas au fait des détails de l’offre faite au groupe RSE». C’est ce qu’affirmait le président des Glorieux, jeudi en point de presse.

C’est donc dire que Bettman aurait fait une offre (cadeau) à RSE sans avoir consulté ceux qu’il représente? Comment est-ce possible? Si Molson dit vrai, est-ce que Bettman profite d’un pouvoir incontesté à ce point?

Ma question à M. Molson est: Comment se fait-il que les propriétaires laissent le commissaire faire une telle offre à un groupe pour une équipe qui perd de l’argent depuis 17 ans et que d’autres doivent se débrouiller sans aide de la LNH?

Comme Greg Jamison, RSE profite actuellement de l’obstination et de l’ego d’un commissaire pour parvenir à faire une transaction d’affaires dont aucun propriétaire d’une équipe de sports professionnelles n’a jamais profité jusqu’à maintenant.

Au pied du mur

Bettman place cette Ville au pied du mur avec le type d’offre qu’il présente. Le Jobing.com Arena est bâti au milieu de nulle part et les élus de Glendale doivent faire un choix.

Soit qu’elle se servira de l’argent de ses contribuables pour assouvir le commissaire afin de garder les Coyotes dans ses murs, ou qu’ils renonceront une fois pour toutes à cette farce qui dure depuis trop longtemps.

Bettman n’a rien à perdre après tout. Si RSE ne parvient pas à faire de cette concession (Coyotes) un succès (encore une fois), la ligue reprendra possession (encore une fois) de celle-ci et pourra la revendre à quelqu’un d’autre en ayant profité des finances d’une ville aux finances précaires.

Pour l’instant, la ligue tape du pied et est impatiente de connaître les fruits des négociations qui se poursuivent entre RSE et Glendale. Ce ne serait pas la première fois que la LNH présente un ou des investisseurs et que ça se termine en queue de poisson.

Qu’arrivera-t-il si le «deal-RSE» plante? Est-ce que la LNH devra «prendre une fâcheuse décision»? Est-ce que la LNH restera à Glendale en boudant Québec? Est-ce qu’il est trop tard pour déménager une franchise?

Les réponses à ces questions sont toutes les mêmes: on ne sait pas.

Gestuel et mimiques

La finale de la Coupe Stanley se mettra en branle cette semaine. J’ai bien hâte d’entendre Bettman sur le sujet lorsqu’il sera interviewé par Ron McClean. J’ai surtout hâte de regarder son langage gestuel et ses mimiques révélatrices.

Que nous l’aimions ou pas, Bettman est un acteur que la LNH et l’industrie du hockey n’oublieront jamais. Que ce soit pour les bonnes ou mauvaises raisons. Chose certaine, le chapitre des Coyotes de Phoenix ne fera pas partie des bons côtés du CV de Bettman. C’est honteux!

On nous dit cependant que le couperet tombera d’ici la mi-juin. C’est dans une semaine ça, hein?

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