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Agents de contrôle | Manif

Ils veulent le même salaire qu’à Toronto

Peu de sympathie de la part des voyageurs

Ils veulent le même salaire qu’à Toronto
Photo le Journal de Montréal, Sonia Noreau Les agents de contrôle ont manifesté à l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau, hier.

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Personne n’aime se faire fouiller avant de prendre l’avion. C’est peut-être ce qui explique le peu de sympathie des voyageurs pour les agents de contrôle qui manifestaient hier à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau afin de réclamer une hausse salariale.

Les agents veulent notamment recevoir le même salaire que leurs homologues torontois, comme le prévoit leur convention collective.

Les employés de la compagnie Securitas gagnent 22 $ l’heure à Toronto depuis novembre, alors que les 600 employés montréalais touchent 18,81 $ de l’heure.

«On avait, historiquement, la parité avec Toronto», explique Steven Hadden, président du syndicat des agents de préembarquement.

Ces deux aéroports desservent sensiblement le même nombre de voyageurs, dit-il.

En plus d’une augmentation salariale, les manifestants exigent de meilleures conditions de travail.

«Les pauses ne sont pas respectées. On a vu des gens faire des quarts de travail de 14 heures sans aucune pause», affirme Marc Hennessey, président du comité des griefs.

Coût de la vie plus élevé à Toronto

À l’intérieur de l’aéroport, les demandes des agents de contrôle ont suscité peu de sympathie, même si la manifestation s’est déroulée sans affecter les vols.

«Ils devraient rentrer au travail. Il y a des gens qui travaillent beaucoup plus qu’eux et qui sont moins bien payés», a déclaré Michael Key, qui rentrait à Genève après avoir assisté au Grand Prix.

«Je serais fâché s’ils partaient en grève. Je ne serais pas venu pour le Grand Prix», a aussi dit Kole Dea.

«Le coût de la vie n’est pas le même à Toronto, non plus. Mais pour passer des gens en ligne... peut-être une demi-augmentation. C’est déjà un bon salaire pour le travail demandé», estime Sandra Cheal, croisée avant son vol.

«Je les soutiens. Ils méritent une augmentation de salaire, mais on ne devrait pas comparer les salaires entre Toronto et Montréal. Le coût de la vie à Toronto est plus élevé», a précisé Anna Giagoria.

Certains voyageurs ont appuyé les revendications des syndiqués à certaines conditions.

« Un travail très important »

«Ils font un travail très important, reconnaît Mike Chernoff, un Américain rentrant chez lui après le Grand Prix. Mais je ne pense pas qu’ils devraient faire la grève, s’il n’y a personne pour les remplacer.»

Précisons à cet effet que les agents ne peuvent pas déclencher une grève sans l’accord du Conseil canadien des relations industrielles. Le syndicat espère que 20% de ses membres pourront être autorisés à faire la grève advenant un conflit. Il plaidera d’ailleurs sa cause au début juillet.

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