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Mon corps est fatigué

Sara-Maude Juneau
Photo les archives, AFP La victoire de Juneau lui donne beaucoup d’espoir, alors qu’elle espère retourner sur le circuit de la LPGA.

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Je mentirais si je disais que je suis toujours de bonne humeur par les temps qui courent. La plupart de mes derniers tournois ont été disputés dans des conditions très difficiles et je n’ai pas obtenu les résultats que j’espérais, mais je reste positive.

Je mentirais si je disais que je suis toujours de bonne humeur par les temps qui courent. La plupart de mes derniers tournois ont été disputés dans des conditions très difficiles et je n’ai pas obtenu les résultats que j’espérais, mais je reste positive.

La semaine dernière, je participais au championnat de la LPGA à Pittsford, dans l’État de New York. La ronde de jeudi a été reportée au lendemain en raison de la pluie et les conditions de terrain étaient vraiment ardues. J’ai joué des cartes de 82 et 81. Je n’ai donc pas réussi à éviter la coupe, ce qui est toujours décevant.

Je pense sincèrement que je commence à me sentir fatiguée, autant physiquement que mentalement. Depuis mon tournoi à Hawaii à la mi-avril, je n’ai pas arrêté une seconde. Ma seule pause dans le calendrier de la LPGA a été consacrée à mes qualifications pour le US Open et à un événement auquel je tenais à participer au Blainvillier. Disons que les occasions de prendre un break ont été plutôt rares lors des huit dernières semaines.

Revenir à la base

Je commence à ressentir des blessures ici et là. Ce n’est rien de majeur, mais mon corps devient fatigué et je sens mes muscles très tendus. La pause que je vis en ce moment à Orlando fait du bien, avant mon départ, lundi, pour mon prochain tournoi en Arkansas.

Mentalement, j’ai décidé cette semaine de prendre congé complet de golf pour me libérer l’esprit. Je recommence demain à m’entraîner avec ma coach Annie Mallory.

Dans ce temps-là, ça fait du bien de retourner à la base. On peut peaufiner quelques trucs du côté de mon élan et sur plein de petites choses comme le positionnement. En tournoi dans le vent et la pluie, il peut arriver de développer de mauvaises habitudes. On oublie que c’est la base sur laquelle il faut travailler.

J’en ai aussi profité, cette semaine, pour compléter mon déménagement. Le 1er mai, j’ai changé d’appartement dans mon deuxième chez-moi à Orlando, mais je n’ai pas encore pu y mettre les pieds depuis.

J’avais préparé mes boîtes et c’est ma colocataire avec ses parents qui ont déménagé le tout; donc, je m’installe tranquillement.

Plus difficile que prévu

Quand je fais le bilan jusqu’ici de ma première saison sur la LPGA, j’admets que c’est plus difficile que je le croyais du côté de l’organisation et des déplacements. Par contre, du côté golf, je suis choyée parce qu’on prend bien soin de nous sur le circuit et je sais qu’à force de travailler, les résultats vont venir.

La semaine passée, j’étais très frustrée de ma performance. Puis, j’y ai réfléchi pendant quelques jours et j’ai réalisé que j’en étais encore à mes premiers élans dans la LPGA. Il faut que je me laisse du temps.

Les derniers mois ont été très chargés en émotions. Je suis toujours très dure envers moi-même et je m’attends à beaucoup. Je me suis mise à me dire que si ma meilleure amie se retrouvait dans mes bottines, je l’encouragerais et je serais positive, mais on a souvent plus de misère à le faire envers soi-même.

La semaine prochaine, mon tournoi se déroule du 21 au 23 juin à Rogers, en Arkansas. Je m’en vais là-bas dans un bon état d’esprit. C’est avec cette attitude que ce sera à mon tour, tôt ou tard, de remonter la pente.

— Propos recueillis par Stéphane Cadorette

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