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Chapeau aux victimes!

Alain Gelly

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L’âge avancé d’un agresseur ou son état de santé ne devraient jamais être un frein au désir de dénoncer cet individu.

L’âge avancé d’un agresseur ou son état de santé ne devraient jamais être un frein au désir de dénoncer cet individu.

Les sept victimes qui ont dénoncé l’homme de 73 ans arrêté hier à Québec sont des exemples de courage devant qui nous devrions tous lever notre chapeau. Les victimes qui ont subi des sévices à une autre époque sont souvent issues d’une génération où la tolérance et le pardon sont valorisés au détriment de la dénonciation.

Pourtant, le seul moyen pour les victimes de se décharger de la culpabilité qui pèse sur elles depuis des années, c’est de la transmettre à l’agresseur. C’est à lui de vivre avec le poids de son crime, peu importe son âge.

Trop souvent, les policiers doivent négocier avec des victimes qui refusent de dénoncer leur agresseur pour éviter de briser une famille ou encore de détruire la réputation d’un agresseur. Seule la dénonciation leur permet de se libérer du poids qui leur pèse.

À l’écoute

De leur côté, les corps policiers accordent toujours beaucoup d’attention aux victimes de crimes à caractère sexuel, même s’il s’agit de crimes commis à une autre époque. Les enquêteurs ont aussi mis au point des techniques d’enquête afin d’aider les victimes à retourner dans leurs souvenirs douloureux pour reconstituer le fil des événements criminels pour que les accusations déposées devant la cour soient crédibles.

Propos recueillis par Nicolas Saillant

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