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Je préférais

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Je signe aujourd’hui ma dernière chronique avant les vacances d’été. L’arrivée de la période estivale me ramène invariablement à mon enfance, mes étés au lac Saint-Joseph et me rend nostalgique de la vie d’avant...

Je signe aujourd’hui ma dernière chronique avant les vacances d’été. L’arrivée de la période estivale me ramène invariablement à mon enfance, mes étés au lac Saint-Joseph et me rend nostalgique de la vie d’avant...

Je préférais quand on achetait moins, mais qu’on appréciait plus.

Je préférais quand il y avait plus de terrain de jeu que de thérapeutes.

Je préférais quand, à l’épicerie, je pouvais trouver ma sorte de yogourt en moins de 22 minutes.

Je préférais quand on pouvait faire une connerie sans avoir peur de se retrouver sur tous les réseaux sociaux et être vu dans le monde entier.

Je préférais aussi quand il n’y avait personne qui faisait des conneries volontairement pour être vu dans le monde entier.

Je préférais quand j’allais à un spectacle sans que des dizaines de iPod, téléphones, iPad filment le show.

Je préférais quand les gens conservaient leur vrai corps, avec ses imperfections.

Je préférais quand les gens savaient rire d’eux-mêmes.

Je préférais quand les enfants jouaient dehors. Plus d’une fois par semaine, et plus que 10 minutes consécutives.

Je préférais, quand le fait d’être déçu, se buter contre des embûches ou connaître des échecs était normal; cela aidait à former le caractère et la personnalité.

 

Responsabilité

Je préférais quand on pouvait désigner des responsables lorsque survenaient des problèmes.

Je préférais, quand l’argent était moins important, que l’on ne s’endettait pas pour donner (et se donner) l’impression d’être riches.

Je préférais quand il était encore possible d’avoir la paix totale, sans être rejoint, où que l’on soit, quoi que l’on fasse.

Je préférais la vie sans condition. Condition pour rentrer et sortir, condition de paiement, du marché, physique ou météo.

Je préférais quand l’été ressemblait à l’été et l’hiver à l’hiver.

Je préférais quand les vedettes de la chanson et de l’humour duraient assez longtemps pour qu’on apprenne leurs noms.

Je préférais quand les petites filles de 10-11 ans avaient l’air d’avoir 10-11 ans, et non 17-18.

 

Accomplissement

Je préférais quand on planifiait moins mais que l’on accomplissait plus.

Je préférais quand on était moins pressé.

Je préférais quand je portais des pantalons 32.

Je préférais quand on ne capotait pas en voyant un pissenlit sur son gazon.

Je préférais quand je n’avais pas des raideurs suspectes et désagréables en me levant le matin. (Ça va vous arriver vous aussi!)

Je préférais quand je trouvais encore des cheveux dans le lavabo et la douche.

Je préférais quand on faisait de la politique pour la cause.

Je préférais quand il y avait plus de francophones chez le Canadien et plus de Nordiques dans la Ligue nationale.

Je préférais, surtout, quand maman et papa vivaient encore.

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