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Grand Défi Pierre Lavoie

Une miraculée au départ

Miraculée
Photo Roger Gagnon, Agence QMI Shanon Simard-Dallaire a dû passer à travers plusieurs étapes pour se rendre où elle est aujourd’hui.

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Après plus d’un an de préparation et d’entraînement intensif, le rêve de la miraculée du Grand Défi, Shanon Simard-Dallaire, greffée d’un rein et atteinte de la cystinose rénale, s’est enfin réalisé. La jeune femme a donné ses premiers coups de pédalier hier matin, à La Baie, au Saguenay.

«Les seules limites qu’on peut avoir, ce sont celles que nous nous fixons. Si on ne se force pas, on ne réalisera rien.» Shanon Simard-Dallaire s’est répété cette phrase à maintes reprises avant de prendre le départ officiel du Grand Défi Pierre Lavoie.

«Je suis partie de rien. J’étais sédentaire, je mangeais mal et j’étais en mauvaise santé. Ça n’a vraiment pas été facile, mais la satisfaction d’être rendue ici aujourd’hui vaut encore plus que de l’or, je n’ai pas de mots», raconte la jeune femme.

Shanon a pédalé quelques kilomètres avec ses coéquipières lors du coup d’envoi du Défi et elle terminera les deux dernières étapes de l’événement à Montréal.

Respecter les limites

«J’ai commencé un entraînement léger, trois fois par semaine, puis je suis passée à cinq fois, et là, je me sens en forme. Je dois cependant respecter mes limites, car je ne me sens pas bien quand je les dépasse. Je dois faire attention», dit-elle.

Celle qui est originaire de Saint-Ambroise s’est investie corps et âme pour arriver à ses fins et elle compte bien poursuivre son cheminement. «C’est une très grosse étape pour moi de faire partie du Défi. Je veux montrer que tout est possible, malgré les embûches qui se trouvent sur notre route. J’ai développé une hygiène de vie que je conserverai», assure Shanon Simard-Dallaire.

Cette nouvelle façon de vivre a d’ailleurs eu d’importantes répercussions sur la santé de la cycliste. «J’ai coupé presque tous mes médicaments, même certains que je prenais depuis 16 ou 17 ans. Je ne suis pas aussi en forme que les gens ici, mais je suis très fière compte tenu de ma condition», lance-t-elle.

Plusieurs étapes franchies

C’est en grande partie grâce à son entraîneuse personnelle, Mélissa Laberge, que Shanon est parvenue à gravir une pente si abrupte. «Nous avons franchi plein de petites étapes avant d’arriver ici aujourd’hui (hier). Je suis devenue une deuxième mère pour Shanon et le lien qui nous unit est spécial», a dit Mme Laberge.

 

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