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Festival Grand Rire

Costaude soirée signée Massicotte

François Massicotte
© Photo Daniel Mallard François Massicotte a brillé de tous ses feux hier soir, au Grand Théâtre de Québec.

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C’est un gala costaud relevé de belles trouvailles et animé avec brio par François Massicotte qui a fait mardi soir visiblement le bonheur des festivaliers du Grand Rire, au Grand Théâtre de Québec.

À noter que la plupart des numéros de ce dernier gala du 14e festival Grand Rire ont soulevé une ovation, à la grande surprise avouée de Massicotte qui animait son huitième gala.

Deux gagnantes

On s’est retrouvés devant des humoristes mieux préparés, venus déballer du matériel peu banal, distinctif et dans l’ensemble réfléchi.

Fait à souligner: l’humour au féminin a gagné du galon à la faveur des interventions — bien savourées — de deux nouvelles recrues. Dans un premier temps, Cathleen Rouleau a séduit son public par son humour corrosif, mais jamais gratuit, livré par une pince-sans-rire qui sait répliquer aux mâles... On apprécie la qualité de ses textes bien ficelés, qui devraient inspirer plusieurs de ses semblables.

La deuxième humoriste de la soirée, Geneviève «Ma Pitoune» Gagnon, a aussi déclenché les rires en racontant comment son chum avait réussi à l’entraîner dans un salon de chasse et pêche, et finalement dans un voyage de pêche! On reconnaissait l’étoffe d’une Lise Dion!

François Massicotte a fait du très bon travail en amenant des numéros novateurs, comme son grand numéro d’ouverture, qui prenait la forme d’un discours patriotique avec fanfare et majorettes.

Collé à l’actualité, il a évoqué l’UPAC — l’Union qui pogne les asties de crosseurs — et suggéré que Montréal emprunte Régis Labeaume une fin de semaine sur deux. Devant le manque de collaboration des témoins de la commission Charbonneau, Massicotte a proposé qu’on modifie le slogan du Québec pour «Je me souviens pas».

Il ajoute: «Mais on se console en regardant ce qui se passe ailleurs, comme aux États-Unis, où les gens sont à la fois pro-vie et pro-guns!» Plus tard, il apparaît sous les traits de François 1er, accueillant de drôles de candidats, dont Alex Perron, à la papeauté...

Voilà cette fois le Français Michel Boujenah se moquant de certains expressions québécoises, comme Y pleut-tu...

Puis, le jeune Billy Tellier s’autoproclamera dictateur et dévoilera son premier cabinet... Belle trouvaille ensuite de François Massicotte, qui a fait apparaître trois jeunes scouts en pleine nature... et en panique devant l’absence de réseau internet!

La vieille garde

André-Philippe Gagnon a de nouveau brillé dans un feu roulant de chansons présentées par Elvis Gratton.

La vieille garde continue d’être à l’honneur avec le retour de Daniel Lemire porteur de sujets plus légers, comme l’histoire du gars naïf qui cherche sa femme dans un club d’échangistes lors d’une journée «portes ouvertes»... 

Réal Béland a répliqué de façon encore plus loufoque en faisant crouler son public et, en finale, Anthony Kavanagh a fait sensation en reprenant son numéro des Sentinelles de l’air, qu’il n’avait pas campé depuis dix ans!

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