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Parc Safari

Poursuite de 600 000 $

Assommé par une affiche, un homme subit un traumatisme crânien

Poursuite de 600 000 $
Photo le journal de Montréal, Benoît Pelosse Sébastien Bernard, accidenté

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Une visite au Parc Safari qui s’annonçait sans histoire a tourné au drame lorsqu’une grande planche de bois est tombée sur la tête d’un père de famille. L’accident lui ayant laissé de graves séquelles, il poursuit le parc pour un peu plus de 600 000 $.

Une visite au Parc Safari qui s’annonçait sans histoire a tourné au drame lorsqu’une grande planche de bois est tombée sur la tête d’un père de famille. L’accident lui ayant laissé de graves séquelles, il poursuit le parc pour un peu plus de 600 000 $.

Sébastien Bernard et sa conjointe Mélanie Ducharme avaient décidé de gâter leur fille en l’emmenant au Parc Safari d’Hemmingford, le 5 août 2011.

Alors qu’il commandait des boissons à un comptoir de restauration rapide du parc, une planche de contreplaqué de huit pieds sur quatre pieds s’est abattue sur lui, selon la requête qu’il a déposée en Cour.

Elle n’était retenue que par une corde en nylon et une vis, toujours selon la requête. L’accident lui a causé un traumatisme crânien.

«On ne réalise pas à quel point un traumatisme crânien change une vie», dit Sébastien Bernard.

Depuis l’accident, il éprouve des pertes de mémoire et d’importantes difficultés à se concentrer, en plus d’être continuellement fatigué, selon la poursuite.

M. Bernard doit tout réapprendre. «Moi qui avais l’habitude de performer au travail, du jour au lendemain, je ne peux plus faire une liste d’épicerie.»

«Parler au téléphone est difficile, suivre une conversation n’est pas facile non plus», confie le père de deux enfants qui supervisait une trentaine de personnes chez Ultramar avant son accident.

Cauchemar quotidien

Selon la requête, il n’est plus en mesure de s’occuper de ses enfants ou d’accomplir de simples tâches ménagères.

«Je voudrais lire une histoire à ma fille, le soir, pour l’endormir, mais je ne peux pas, je suis trop fatigué. J’avais 35 ans, une vie, un emploi qui me passionnait. Je suis la même personne, j’ai les mêmes ambitions, mais je ne peux pas les atteindre. Toute ma carrière est foutue», dit M. Bernard.

La peur de tout perdre

Espérant que les symptômes s’estompent, le père de famille a attendu plusieurs mois avant d’entamer des démarches judiciaires. Il a aussi dû trouver lui-même les experts capables de lui venir en aide, car les services pour les traumatisés crâniens sont rares, dit-il.

Selon la requête, Sébastien Bernard est en arrêt de travail depuis la mi-décembre 2012. Il ne pourra pas travailler plus de quatre jours par semaine, selon son médecin.

Pour le salaire perdu, les dépenses médicales et les souffrances associées à l’accident, le couple demande 659 769 $ au Parc Safari.

Sébastien Bernard craint que ses pertes financières lui coûtent sa maison.

«Je comprends que les accidents, ça arrive, je ne veux pas que le Parc Safari fasse faillite ni que ça traîne pendant des années.» Selon son avocate, Me Martine Perron, la cause pourrait prendre entre six mois et deux ans.

L’avocat du Parc Safari, Me François Thivierge, a préféré ne pas commenter le dossier.

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