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Rives du Pacifique | Réalisateur

Une bataille signée Guillermo del Toro

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SAN FRANCISCO | Guillermo del Toro, le cerveau derrière des films tels que Le labyrinthe de Pan, Hellboy et Hellboy 2 est un passionné de cinéma qui possède une connaissance encyclopédique de la science-fiction, de l’horreur et des monstres.

SAN FRANCISCO  |  Guillermo del Toro, le cerveau derrière des films tels que Le labyrinthe de Pan, Hellboy et Hellboy 2 est un passionné de cinéma qui possède une connaissance encyclopédique de la science-fiction, de l’horreur et des monstres.

À 48 ans, Guillermo del Toro est adoré du public en raison de ses adaptations des bandes dessinées Hellboy et Blade 2, ainsi que de sa collaboration à Le Hobbit: un voyage inattendu.

Nous avons récemment interviewé Guillermo del Toro afin de lui parler de Rives du Pacifique, sa nouvelle production de science-fiction qui traite d’une énorme bataille entre des robots créés par les humains et appelés Jaegers et d’énormes monstres des mers créés par des extraterrestres, appelés des Kaijus. Voici ses commentaires...

Sur le fait d’adapter son style de réalisation pour convenir aux talents de ses acteurs:

«Normalement, je tourne — et vous le savez si vous avez vu Le labyrinthe de Pan ou mes autres films — en restreignant les mouvements de mes acteurs avec la caméra. C’est presque comme un ballet. Mais je savais que ce ne serait pas possible, ni avec Charlie Day, ni avec Idris Elba.

Idris m’a dit: “Je vais apprendre mes dialogues, mais je ne les dirais pas nécessairement comme ils ont été écrits. Je vais les modifier jusqu’à ce que je sois confortable en les disant.”

Je savais donc qu’il fallait que je filme Charlie et Idris avec deux caméras afin de leur permettre d’improviser. Par contre, quand les scènes étaient plus techniques, nous devions être précis. Et Charlie s’est alors transformé en véritable machine. Il respectait absolument tout. Par contre, pour les scènes moins techniques, je voulais qu’ils aient tous deux plus de liberté.»

Sur le fait de rendre le personnage de Charlie Day, un scientifique très «geek», intéressant pour le public:

«Je ne voulais pas d’un scientifique en blouse blanche. Je voulais vraiment un personnage de bande dessinée qui s’exprime comme un collectionneur, qui parle des organes des Kaijus et de leur valeur (NDLR: dans le film, les organes des Kaijus morts sont vendus à prix fort au marché noir). Je voulais que le personnage de Newton Geizler ait l’arrogance d’une vedette et j’ai alors eu l’image mentale de Buddy Holly avec des lunettes. Je ne voulais pas du tout qu’il ressemble à un mec normal.»

Sur le fait de passer du 35 mm au numérique:

«Nous voulions tourner en numérique puisque nous voulions que le film soit en 3D. Nous avons donc testé différents systèmes.»

Sur le fait de trouver l’équilibre entre de l’action rythmée et la psychologie des personnages:

«Quand on parle de psychologie des personnages, on peut facilement tomber dans le piège de faire un film très profond pour adultes, ce qui contrarie le ton nécessaire pour faire évoluer un monstre et un robot. Je voulais conserver un ton équilibré afin de pouvoir inclure des moments plus chargés en adrénaline. Par contre, si Dieu le veut et que nous faisons une suite, j’aimerais beaucoup explorer les personnages un peu plus.

Sur son plus grand défi

«La chose la plus difficile a été de garder Rives du Pacifique simple. Je ne voulais pas livrer une superproduction estivale de science-fiction qui pose des questions existentielles et qui montre l’avenir sous un jour particulièrement sombre. Il ne s’agissait pas de prendre un genre adoré du public pour montrer le côté obscur de l’humanité. Rives du Pacifique est une aventure. Certaines personnes aiment les chatons et les chiots. Moi, ce sont les monstres et les robots. Et toute l’équipe était du même avis.»

 

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