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Meurtre de Danielle Dufour

Libération refusée pour Thomas Gaudreault

Libération refusée pour Thomas Gaudreault
Photo d’archives Thomas Gaudreault, meurtrier

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Onze ans après avoir tué sa femme, Danielle Dufour, Thomas Gaudreault, a récemment admis avoir commis ce sordide meurtre, affirmant «avoir perdu la boule», et ce, même s'il n'était pas en colère. C’est pour lui «rendre service» qu’il l’a étranglé avec une laisse pour chien, le 24 septembre 2002, à Roberval.

Gaudreault et sa conjointe avaient vécu une relation amoureuse plutôt tumultueuse au cours de laquelle ils s’étaient mutuellement menacés de mort. Thomas Gaudreault a finalement mis ses menaces à exécutions le 24 septembre 2002, en tuant Mme Dufour à son domicile. C’est la fille de la victime, alors âgée de 10 ans, qui avait fait la macabre découverte.

Le meurtrier, maintenant âgé de 75 ans, purge présentement une peine d’emprisonnement à perpétuité pour le meurtre au deuxième degré de sa compagne. Le septuagénaire a effectué une demande de libération conditionnelle dix ans après le début de sa sentence, comme la loi le lui permet, mais elle lui a été refusée.

Une libération inacceptable

Dans sa décision rendue le 12 juillet dernier, la Commission des libérations conditionnelles estime que Thomas Gaudreault ne présente pas les conditions requises pour bénéficier d’une libération conditionnelle.

«La Commission vous refuse la semi-liberté et la libération conditionnelle totale puisqu’elle est d’avis qu’une récidive avant l’expiration légale de votre peine présentera un risque inacceptable pour la société et que cette libération ne contribuera pas à la protection de celle-ci en favorisant votre réinsertion sociale», peut-on lire dans le document obtenu par le Journal.

Selon la Commission, le meurtrier a récemment admis avoir commis le crime, mais ne comprend pas encore la portée réelle de son geste. «Il appert que vous avez une très faible compréhension des circonstances qui ont entouré le passage à l’acte et que vous avez très peu d’égards pour la victime», mentionnent les représentants de la Commission.

Pas avant 2015

Thomas Gaudreault pourra effectuer une nouvelle demande de libération conditionnelle en 2015, mais il devra effectuer un travail de géant s’il espère convaincre la Commission.

«Il apparaît évident qu’un important travail de réflexion devra s’effectuer afin de chercher des pistes d’explications face aux comportements que vous avez adoptés au cours de votre relation affective tumultueuse avec la victime et de la fin tragique qui s’en est suivie», conclut la Commission des libérations conditionnelles.

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