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La conjuration

Un Batman de l'horreur

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SAN FRANCISCO | Il a créé l’une des franchises d’horreur les plus fructueuses de l’histoire du cinéma, mais le réalisateur James Wan est prêt à dire au revoir au genre qui l’a rendu célèbre à Hollywood.

SAN FRANCISCO | Il a créé l’une des franchises d’horreur les plus fructueuses de l’histoire du cinéma, mais le réalisateur James Wan est prêt à dire au revoir au genre qui l’a rendu célèbre à Hollywood.

«La conjuration est mon dernier film d’horreur, du moins pour l’instant», a dit l’Australien à l’air juvénile. Car le cinéaste, dont La conjuration avec Vera Farminga et Lili Taylor est le nouveau suspense surnaturel, a permis au premier volet de Décadence de voir le jour en 2004.

James Wan a expliqué qu’il était déçu et agacé quand on a commencé à parler de lui en le qualifiant de «père de la pornographie de torture» après le succès du premier Décadence et de l’explosion de ce genre très particulier de film d’horreur.

«J’ai toujours voulu continuer de montrer aux gens que j’aimais l’horreur. Pas à cause du sang et du gore — même si c’est drôle et que ça a sa place dans le genre —, mais parce que je désirais montrer à quel point j’aimais faire peur. Et il y a bien d’autres manières de faire peur que de lancer des chaudières de sang devant une caméra.»

James Wan a effectivement réussi à se distancier de la violence gratuite et souvent cruelle des Décadence grâce au scénario beaucoup plus effrayant de La conjuration.

Basé sur les expériences d’Ed et Lorraine Warren, célèbre couple d’enquêteurs de phénomènes paranormaux, La conjuration s’articule autour de la famille Perron, qui demande aux Warren de les aider à venir à bout d’esprits démoniaques hantant leur vieille maison du Rhode Island.

L’imagination, un atout

Pour Lili Taylor, qui incarne Carolyn Perron, le fait que le long-métrage utilise le rythme, l’atmosphère et les bonnes vieilles manières de faire sursauter le public plutôt que de compter sur du gore comme tant de films d’horreur, a été un atout appréciable.

«J’ai toujours l’impression que les films d’horreur vont tout me montrer avec des effets spéciaux par ordinateur. Je crois que La conjuration prouve qu’on aime utiliser son imagination. On n’a pas besoin de tout voir.»

Affronter des forces maléfiques n’a pas été sans mal, à la fois pour Carolyn Perron et Lili Taylor, qui a trouvé que certaines scènes avaient été les plus pénibles à jouer de toute sa carrière.

«La scène finale a pris sept jours et, Dieu merci, c’était à la fin du tournage, a-t-elle raconté. Je crois que lors de la dernière prise, j’étais sous un drap et attachée à une chaise. Je crois me rappeler que je me suis tout simplement effondrée. James voulait que l’on fasse une autre prise, mais nous n’en pouvions plus. Je me suis surprise à mettre environ deux semaines avant de retrouver mon rythme normal de vie. Je dis souvent que j’ai été possédée pendant deux mois.»

Le long-métrage devait sortir à la fin de l’an dernier, mais les studios New Line ont décidé de reporter la date à cet été après des commentaires positifs en lien avec des visionnements tests.

Lili Taylor, dont les prestations dans I Shot Andy Warhol et la série Six pieds sous Terre lui ont valu les éloges des critiques, a indiqué qu’elle était ravie que ce délai permette à La conjuration d’entrer en compétition avec les superproductions de l’été.

«Je leur ai dit : “Allons-y! Mettons-le à la date de Batman!”», a-t-elle conclu.

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