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Cyclisme

L’effet Veilleux

Sa performance au Tour de France risque d’avoir un « impact énorme » au Québec

David Veilleux
© Les archives AFP Selon Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes, le plus impressionnant n’est pas uniquement que David Veilleux ait pris part au Tour de France, mais surtout qu’il ait complété les 21 étapes sans jouer les touristes.

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Maintenant que David Veilleux a officiellement complété avec succès la plus prestigieuse épreuve cycliste au monde, il faut s’attendre à ce que sa performance fasse bien des petits au Québec.

C’est à tout le moins ce à quoi s’attend la Fédération québécoise des sports cyclistes, qui entrevoit que ce sport déjà en fulgurante progression continue de croître de plus belle.

Sur les pistes cyclables du Québec, les maillots Europcar, le club de Veilleux, se font de plus en plus visibles. Et l’effet Veilleux ne fait que commencer!

«On verra un impact énorme, j’en suis convaincu», s’est avancé d’emblée Louis Barbeau, directeur général de la Fédération.

«On l’a vu auparavant dans d’autres sports, comme avec Alexandre Despaties dans le plongeon. Avec toute la visibilité que le Tour de France génère, plein de jeunes d’ici vont commencer à y rêver et le cyclisme va en profiter. Même si ces jeunes n’atteindront pas tous le niveau du Tour de France, on développera de bons cyclistes», s’est-il réjoui.

Un solide boulot

Pour M. Barbeau, le plus impressionnant n’est pas uniquement que Veilleux ait pris part au Tour, mais surtout qu’il ait complété les 21 étapes sans jouer les touristes, en terminant 123e au classement général.

«Que David se retrouve au Tour de France, ce n’est pas si surprenant, compte tenu de sa progression. C’était une question de temps.

«Toutefois, il n’avait jamais pris part à une course de 21 étapes. Il s’est retrouvé dans l’un des plus gros événements sportifs au monde et il n’est pas passé en figurant. On l’a vu en échappée et dans plusieurs situations où il a aidé son équipe. Le rôle d’équipier est parfois ingrat et David a accompli de l’excellent boulot», a-t-il louangé.

À ses yeux, la meilleure nouvelle est que ce premier Tour de France pour un Québécois n’est certes pas le dernier.

«Je pense non seulement qu’on reverra David au Tour, mais qu’il sera suivi d’autres Québécois dans les prochaines années. Je pense à des gars comme Hugo Houle et Guillaume Boivin, qui pourraient avoir leur chance.»

Un entraîneur comblé

Entraîneur de Veilleux depuis huit ans, Pierre Hutsebaut avait encore la voix tremblotante après que son protégé eut défilé sur les Champs-Élysées, lui qui l’attendait à l’arrivée.

«Ça a amené beaucoup d’émotions chez moi. Je n’aurais jamais imaginé compter sur un athlète au Tour de France. Quand je l’ai vu, il était submergé de toutes parts et j’ai résumé la situation très rapidement. Je lui ai dit: “David, t’es extraordinaire!”», a-t-il raconté.

«Je n’ai jamais douté de lui, mais entre avoir le talent pour faire le Tour de France et le faire pour vrai, il y a un monde!

«J’ai la conviction que ce que David a réalisé va générer une vague. Le rêve est réalisable et ça va amener des jeunes à se dire: “Moi aussi je veux faire ça”.»

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