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Un retour aux sources utile

Sara-Maude Juneau
Photo les archives, AFP La victoire de Juneau lui donne beaucoup d’espoir, alors qu’elle espère retourner sur le circuit de la LPGA.

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Bien souvent, on ne réalise pas ce qu’on a tant et aussi longtemps qu’on n’a pas vu autre chose.

Bien souvent, on ne réalise pas ce qu’on a tant et aussi longtemps qu’on n’a pas vu autre chose.

Cette phrase résume bien ce que je vis cette semaine. En fait, puisque je ne participerai pas au British Open du 1er au 4 août, je me retrouve avec quelques semaines de congé. J’ai donc décidé de revenir aux sources et de m’inscrire à la Classique Credit Union de Syracuse dans l’État de New York, un tournoi du Symetra Tour.

Je n’ai pas encore disputé une ronde de compétition − le tournoi débute demain − et je réalise déjà ce que représente le fait de jouer dans la LPGA.

Je me rends surtout compte à quel point les terrains de la LPGA sont difficiles par rapport à ceux où j’ai joué l’an dernier dans le Symetra Tour.

Dans un sens, c’est encourageant pour moi. Mes pointages cette année n’ont peut-être pas été les meilleurs, mais si je compare ma façon de jouer à celle de l’année passée, je réalise que je joue mieux. Le fait de jouer sur des terrains plus difficiles m’a aidée à améliorer mon jeu en général.

Du golf en vacances

Le fait que j’évolue cette année dans la LPGA ne change pas mon approche face à un tournoi du Symetra Tour.

De toute façon, si je me présente à un tournoi et que je me dis dès le départ que je dois gagner, je ne jouerai pas bien. Si je continue à jouer de la façon dont je joue présentement, je vais être capable de bien figurer.

Je dirais surtout que ce tournoi me permettra, en quelque sorte, de jouer du golf de compétition dans une ambiance de vacances. Revenir dans le Symetra Tour est vraiment plaisant pour moi : tout le monde me reconnaît et me salue. Il s’agit également pour moi d’une occasion de renouer avec certaines amies avec qui j’ai perdu contact au cours de la dernière année. Je suis d’ailleurs en hébergement avec Danielle Mills, de Montréal, pour la durée du tournoi. Je revois également des joueuses américaines qui sont devenues de bonnes amies.

Une expérience de plus

À propos de vacances, mon dernier tournoi n’en a pas nécessairement été! Il m’a toutefois permis d’ajouter une expérience de plus à mon bagage.

En fait, j’ai eu la preuve qu’un mauvais partenaire de jeu peut parfois avoir un effet néfaste sur mon jeu. En fait, ma partenaire s’est blessée au dos en se penchant. Elle n’a toutefois pas voulu se retirer : elle tenait mordicus à conclure sa ronde. Elle se tenait sur une seule jambe, disons que c’était intense!

Elle a besoin d’avoir des soins en plein milieu de ronde et ça a affecté mon rythme de jeu un peu. J’ai appris de ça à la dure, mais je pense que, la prochaine fois, je saurai comment gérer une telle situation.

Pas de déception

Comme mentionné au début de cette chronique, je n’ai pu me qualifier pour le British Open.

Je suis déçue, oui, mais je n’en fais pas un plat. Il ne s’agissait pas pour moi d’un objectif primordial au sens où ma saison n’est pas gâchée parce que je n’y ai pas participé.

Ç’aurait été un beau bonus, mais l’important pour moi, c’est de continuer à travailler fort puisqu’il me reste des tournois importants d’ici la fin de l’année. Je pourrai ensuite faire le point si j’ai eu une bonne saison ou une mauvaise saison.

D’ici là, je profite de mes jours de congé. Après la Classique Credit Union, je retournerai à Orlando afin de poursuivre ma préparation pour mon prochain tournoi, à la mi-août.

— Propos recueillis par Kevin Dubé

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