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Graves lacunes répertoriées

L’AQRP presse le ministre de la Santé, Réjean Hébert, d’agir

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© Photo d’archives, René Baillargeon Selon le directeur par intérim de l’AQRP, l’échantillon de CHSLD visités est assez représentatif pour être inquiétant.

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Lieux mal entretenus, présence non sécuritaire de produits dangereux ainsi qu’un processus de plainte déficient dans les CHSLD ont été relevés par l’AQRP.

Ces lacunes ne sont quelques-unes parmi celles dévoilées, dans le cadre de l’analyse des rapports d’inspections, tenus dans 37 centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD).

«Il y en a 32 (CHSLD) qui, de notre point de vue, transparaissent des lacunes majeures», précise Mathieu Santerre, directeur général par intérim de l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP).

Ce dernier presse le ministre de la Santé, Réjean Hébert, de réagir et de dévoiler les plans d’amélioration rapidement. «Si une résidence a eu une visite d’appréciation il y a plusieurs mois, on devrait être en mesure d’obtenir le rapport qui dit ce qui sera fait pour que ça change.»

Le directeur croyait qu’avec les visites d’appréciation effectuées dernièrement, les résultats seraient autrement.

«On s’estimait à même de présumer qu’il pourrait y avoir des correctifs et que l’on n’aurait pas un portrait aussi inquiétant. Malheureusement, on a été surpris.»

Selon M. Santerre, les principales lacunes qui inquiètent sont la contention physique trop fréquente, des produits dangereux disposés de façon non sécuritaire, le processus de plainte «obscur», des bénéficiaires inconfortables pour manger, divers problèmes de personnel et l’absence, dans presque tous les CHSLD, d’un programme d’accompagnement en fin de vie.

Inquiétudes

Dans la région de la Capitale-Nationale, trois centres ont retenu l’attention de l’AQRP, soit le Centre d’hébergement Notre-Dame-de-Lourdes, le Centre d’hébergement et de soins de longue durée Côté-Jardin et, finalement, la Résidence Paul-Triquet.

De sérieuses lacunes au niveau de l’entretien des lieux, de la rotation du personnel et de la présence de produits dangereux ont notamment été découvertes, dans l’un ou l’autre de ces CHSLD. «À Côté-Jardin, les produits doivent être sous clé, surtout lorsqu’il y a des résidents qui ont des pertes cognitives. Ça ne prend pas un budget à l’Assemblée nationale pour régler ces choses-là», se désole M. Santerre.

À l’échelle provinciale, le centre qui a retenu le plus l’attention est le centre d’hébergement de Saint-Eustache. Deux décès y ont eu lieu, dont une dame qui aurait succombé à des plaies de lit, rapporte M. Santerre. Le centre aurait eu un délai pour se préparer à son inspection, indique-t-il.

«Les inspections à Saint-Eustache ont eu lieu les 5 et 6 mars dernier, et les plans d’améliorations ne sont toujours pas accessibles.»

Le foyer de Havre-Saint-Pierre, n’a pas de personnel infirmier disponible 24 heures sur 24, une situation assez étonnante, selon M. Santerre, «surtout que l’on paie pour être en CHSLD».Finalement, l’Institut Canadien-Polonais du Bien-être, présente aussi de sérieuses lacunes selon l’AQRP, où des gens restent notamment en pyjama. «Si on n’a pas le temps de permettre à des gens de faire le geste de dignité de s’habiller, on a vraiment un sérieux problème.»

Représentatif

Il y a plus de 450 CHSLD dans la province. M. Santerre souligne que les 37 centres visités proviennent de toutes les régions et estime que l’échantillonnage des visites est représentatif. «Assez représentatif pour être inquiet», insiste-t-il.

 

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