/news
Navigation
UQAM | Appel d’offre

Une étude externe en défense

Louis Martin
© Courtoisie Louis Martin, vice-recteur aux services d’information de l’UQAM.

Coup d'oeil sur cet article

En plus de réaliser une étude interne, la direction de l’UQAM a commandé une étude externe pour se conforter dans sa décision de rédiger un appel d’offres aussi restrictif.

En plus de réaliser une étude interne, la direction de l’UQAM a commandé une étude externe pour se conforter dans sa décision de rédiger un appel d’offres aussi restrictif.

C’est ce qu’a expliqué Louis Martin, vice-recteur aux services d’information de l’UQAM, hier, en entrevue. L’Université a agi ainsi pour «s’assurer que tout soit dans les règles», dit-il, et pour répondre à certaines personnes, «dont des journalistes sagaces qui poseraient des questions.»

M. Martin a spécifié que l’UQAM procède à une mise à niveau de ses infrastructures réseaux et non à une refonte complète. C’est pourquoi il était essentiel, raconte-t-il, d’exiger à nouveau Cisco, une technologie implantée à l’UQAM depuis près de vingt ans.

L’étude aurait conclu que les coûts d’implantation d’une autre technologie auraient été supérieurs et que des problèmes de compatibilité auraient nui à la fiabilité du réseau.

Le vice-recteur n’a toutefois pas voulu nous fournir l’étude en question, nous référant à la loi sur l’accès à l’information. Des représentants d’entreprises ont pourtant assuré que des solutions équivalentes à Cisco pouvaient être compatibles et moins dispendieuses en incluant les frais de transition de technologie.

Il a défendu l’influence qu’aurait pu avoir Daniel Girard puisque ce dernier est arrivé à l’UQAM après que Cisco ait été implanté en 1990. M. Girard est arrivé à l’UQAM en 2005. Sur sa page LinkedIn, M. Girard rapporte avoir travaillé pour Cisco de 2000 à 2005. Le vice-recteur a mentionné, «sous toutes réserves», que M. Girard avait travaillé chez Cisco il y a 15 ans et qu’il travaillait chez Bombarder avant d’arriver à l’UQAM. Mais il était chez Bombardier de 1993 à 1998, selon son compte LinkedIn.

La révolte de l’industrie

S’alliant avec d’autres entreprises pour former un groupe de pression, Pierre Salbaing devient la voix de la contestation des dérapages informatiques dans ce domaine.

«Ce qu’on souhaite, c’est mettre du sable dans l’engrenage d’un système bien établi (...) Quels intérêts protègent-ils, sauf l’intérêt commercial de certains», lance-t-il.

«On n’a aucun problème de perdre si les règles sont justes, mais cet appel d’offres est injuste pour les entreprises et pour les contribuables qui voient leur argent être dépensé de cette façon.»

Par rapport à Daniel Girard, M. Salbaing se questionne. «Il y a apparence humaine de conflit d’intérêts dans la mesure où il connaît excessivement Cisco. C’est à se demander s’il n’a pas fait faire l’appel d’offres par les gens de Cisco.»

Commentaires
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.