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Libération refusée

Le chauffard Pierre Lemelin restera en prison

Pierre Lemelin
© Photo d’archives, Simon Clark Ivre au volant, Pierre Lemelin avait été impliqué dans un accident mortel sur le boulevard Louis-XIV en novembre 2010.

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Le chauffard Pierre Lemelin, qui purge une peine de quatre ans pour la mort d’un ami, a échoué dans sa tentative d’obtenir une libération conditionnelle, notamment en raison d’une rechute de consommation.

Le détenu a causé la mort de son ami d’enfance alors qu’il conduisait en état d’ébriété sur le boulevard Louis-XIV le 17 novembre 2010.

Il avait écopé d’une peine de 55 mois de pénitencier en juillet 2011. La moitié de sa peine n’est toujours pas écoulée.

L’homme de 31 ans de Beauport avait plaidé coupable à l’accusation d’avoir causé la mort de son ami Jimmy Desjardins, 26 ans.

La minifourgonnette qu’il conduisait a embouti l’arrière d’un camion-remorque qui était stationné illégalement dans l’aire réservée aux autobus.

Pierre Lemelin avait été grièvement blessé dans cet accident.

Alcool et drogue

Selon la preuve avancée par la Couronne, Lemelin affichait un taux d’alcool dans le sang de 0,13 près de trois heures après l’accident. La présence de méthamphétamine avait aussi été signalée.

Le jour de l’accident mortel, il avait fréquenté un resto-bar où il avait consommé de l’alcool, ce qui lui était interdit en raison de précédentes accusations. Lemelin avait un antécédent en 2004 de garde et contrôle d’un véhicule, alors qu’il avait les facultés affaiblies.

Risque inacceptable

Son dossier en incarcération semblait positif jusqu’au mois d’avril dernier, alors qu’il a fait l’objet d’un «rapport d’infraction majeure pour consommation de substances intoxicantes». Selon le Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC), sa remise en liberté n’est plus un risque acceptable pour la société.

«La Commission constate une aggravation de votre criminalité en lien avec la conduite avec les facultés affaiblies ayant entraîné la mort.»

Cette rechute dans la toxicomanie contribue aux comportements impulsifs et violents du détenu.

«Votre crédibilité est à rebâtir», peut-on lire.

Les membres de la CLCC refusent donc de manière unanime la semi-liberté et la libération conditionnelle totale.

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