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Espace Félix-Leclerc | Spectacle

Félix sur les Plaines

Sa fille rêve de souligner les 100 ans de l’artiste en grand l’an prochain

Loco Locass
© Photo Benoît Gariépy Le groupe Loco Locass s’est produit hier lors d’un événement-bénéfice à l’Espace Félix-Leclerc.

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Dimanche soir, à l’île d’Orléans, on a célébré la mémoire de Félix Leclerc alors que sa fille Nathalie nous a dit rêver, pour l’an prochain, d’un gros show sur les Plaines dédié à son père qui aurait alors célébré ses 100 ans. Pierre Karl Péladeau envisage, quant à lui, de lui rendre hommage dans le nouvel amphithéâtre.

L’Espace Félix-Leclerc était bondé d’habitués venus soutenir la mission de Nathalie Leclerc vivant à perpétuer la mémoire de son père. Celle-ci entend souligner, l’an prochain, les 100 ans qu’aurait eus Félix par plusieurs activités. L’idée d’un grand rassemblement sur les Plaines la travaille, a-t-elle révélé au Journal, en se gardant d’en dire davantage sur le contenu projeté.

Ses yeux pétillent à l’idée d’une marque de reconnaissance dans le nouvel amphithéâtre. «Qu’on retienne seulement une de ses phrases me rendrait très heureuse...» , dit-elle. Questionné à ce sujet, Pierre Karl Péladeau, nous a répondu: «C’est une très bonne idée; on va y réfléchir.»

Ça fait maintenant neuf ans que Québecor soutient l’œuvre de Nathalie Leclerc, «une aide essentielle», nous dit-elle, en expliquant que la poursuite de sa mission dépend de ce mécénat et des recettes de sa soirée-bénéfice annuelle, présentée sous la présidence d’honneur du président du conseil de Québecor Media et de sa conjointe Julie Snyder.

M. Péladeau a dit regretter que peu d’entreprises dirigées par des Québécois aient cette sensibilité de reconnaître la richesse de notre patrimoine, en rappelant la devise: Je me souviens.

Hymne au Québec

La soirée à saveur nationaliste était animée par Loco Locass, groupe précédé par Alexandre Belliard. Avant de livrer son vibrant Hymne à Québec, le trio a lu le texte de la chanson Le tour de l’île, «un texte qui nous interpelle, nous a dit Biz, pour sa charge politique contre l’urbanisation du speak english et de la “mini-jupe” destinée à l’île d’Orléans, mais finalement propagée à l’île de Montréal».

«Félix aurait été derrière les carrés rouges du printemps érable», ajoutera le leader de Loco Locass.

Lepage y était

Parmi le public, il y avait Robert Lepage, qui nous a rappelé que la première fois qu’il est monté sur scène, à l’âge de 14 ans, c’était pour défendre un texte de Félix Leclerc, Le p’tit bonheur. Selon l’homme de théâtre, «Félix, c’est notre source, nos origines», un point que partage Alexandre Belliard. «Je n’ai rien contre le fait que mes enfants écoutent de la musique américaine, mais en autant qu’ils prennent contact avec leurs traditions», affirme le jeune auteur-compositeur et interprète.

De son côté, Nathalie Leclerc a raconté – avec beaucoup d’émotion – son récent voyage en Gaspésie. Après avoir escaladé un mont, elle a entendu le jeune guide lui souffler: “L’œuvre de votre père est aussi grande que l’immensité du paysage que vous admirez.” Et il se mit à me chanter Présence, sans savoir que c’est ma chanson préférée de tout le répertoire de mon père.»

À noter que, dimanche soir, l’atmosphère était à la fête, même si 25 ans plus tôt, jour pour jour, avaient lieu les funérailles de Félix Leclerc.

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