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Politique | Québec

Droit de grève étudiant réclamé

Les cégeps demandent au gouvernement de légiférer

Grève
Photo d’archives, Karl Tremblay Même si elles n’ont pas le droit explicite de faire la grève, les associations étudiantes y ont recours depuis 40 ans lorsque survient un litige, selon le président de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne.

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Marqués au fer rouge par les affrontements du printemps érable, les 48 cégeps persistent à réclamer l’octroi du droit de grève aux associations étudiantes.

Marqués au fer rouge par les affrontements du printemps érable, les 48 cégeps persistent à réclamer l’octroi du droit de grève aux associations étudiantes.

Le président de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, entend profiter de la rentrée scolaire pour ramener cette question au menu législatif de l’Assemblée nationale.

«On ne peut pas remettre ça à moyen ou long terme. Sinon ça va tomber dans l’oubli et on va revivre une crise dans cinq ans; on ne laissera pas faire ça», promet M. Beauchesne.

Les 48 directions des cégeps planchent sur la question de la démocratie étudiante depuis la tenue du Sommet sur l’enseignement supérieur en février. Les directeurs généraux prévoient asseoir leur position le 19 septembre.

«Je crois que je vais avoir une résolution unanime. On est prêts à reconnaître le droit de grève. Ça nous prend un encadrement législatif et je veux rencontrer le ministre pour le relancer formellement là-dessus», martèle le président de la Fédération des cégeps.

Même si elles n’ont pas le droit explicite de faire la grève, les associations étudiantes y ont recours depuis 40 ans lorsque survient un litige, signale Jean Beauchesne. En contrepartie du droit de grève, elles seraient tenues de se conformer aux exigences de la future loi; on pourrait imposer le vote secret ainsi que des taux de présence minimaux des étudiants aux assemblées générales.

« C’était invivable »

Selon M. Beauchesne, un tel encadrement permettrait d’éviter les affrontements opposant les étudiants grévistes à ceux qui, munis d’injonctions émises par les tribunaux, revendiquent le droit d’assister à leurs cours en présence de policiers antiémeute. «On a vécu ça de façon trop intensive, avec des ratés majeurs. C’était invivable», se rappelle Jean Beauchesne.

Bien que le gouvernement Marois se soit montré ouvert à discuter de démocratie étudiante, Jean Beauchesne dit avoir reçu une réponse «tiède» de la part du ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. Libéraux et caquistes attendent le gouvernement de pied ferme sur cette question.

M. Beauchesne dit en avoir discuté avec le chef libéral, Philippe Couillard, qui aurait convenu de l’existence d’un vide juridique en matière de démocratie étudiante, à son avis, sans aller jusqu’à se montrer favorable à l’octroi du droit de grève.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FÉCQ) dit poursuivre sa réflexion sur la question. Les universités n’ont pu établir de position commune.

 

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