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Ministre de la Condition masculine

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Le jour n’est peut-être pas si loin où la création d’un ministère de la Condition masculine s’imposera au Québec.

Le jour n’est peut-être pas si loin où la création d’un ministère de la Condition masculine s’imposera au Québec.

Son mandat sera calqué sur celui de l’actuel secrétariat à la Condition féminine: «assurer la coordination, la cohérence et le développement des actions gouvernementales en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes».

Le Québec a en effet évolué très rapidement depuis trente ans vers une société de plus en plus matriarcale.

Le mâle québécois sera ainsi «bossé» au travail par une femme, qui a poussé plus loin ses études et qui détiendra les postes de direction. Rentrée à la maison, sans s’arrêter au 5 à 7 (!), sa conjointe possédera l’autorité du partenaire qui touche les plus hauts revenus, qui, mieux informée, orientera les décisions touchant les achats communs, la gestion du budget, l’éducation des enfants, les choix de sorties, les vacances.

Puisque madame occupera un poste de responsabilité et que son agenda sera moins flexible, l’homme prendra ses congés mobiles pour s’occuper de l’enfant dont la garderie est fermée en raison d’une grève ou qui est malade. Il se chargera de la plupart des tâches ménagères. Il gérera le frigo et le garde-manger.

Prisonnier de cet esclavage, son statut périclitera, tout comme sa confiance en lui. Sa production de testostérone chutera. L’homme québécois est destiné à devenir un être d’une catégorie inférieure, sous domination féminine. À conduire la petite deuxième voiture pendant que madame ira à son important meeting au volant de sa BM.

Gêné, il voudra peut-être même porter le voile.

Femmes au pouvoir

Ces perspectives cauchemardesques pour l’homo quebecus me sont inspirées par les statistiques sur l’inscription au cégep pour la prochaine session: 58 % de filles contre 42 % de garçons dans la région de Montréal.

Ce n’est que la pointe de l’iceberg. Les données du bureau du registraire de l’Université Laval sont encore plus alarmantes. Tous les programmes confondus, déjà en 2009, les femmes ont obtenu 62 % des diplômes émis en 2009. En haut du palmarès, l’université leur a décerné 79 % des diplômes en pharmacie, 70 % en médecine, 63 % en droit et même 51 % en sciences de l’administration.

Il n’y a à peu près plus qu’en foresterie (67 %) en sciences et génie

(73 %) et en... théologie que les hommes dominent toujours.

La transformation de la société que de telles statistiques annoncent est encore incommensurable.

Le sablier

Le sablier s’est renversé à une vitesse foudroyante. René Lévesque a nommé une première ministre de la Condition féminine en 1979, Lise Payette, en réponse à la montée du mouvement féministe.

Un train de lois a été adopté depuis et des mesures à saveur de discrimination positive ont été prises. L’objectif était l’égalité des chances homme/femme, de la naissance à l’âge adulte et l’égalité tout court ensuite, dans toutes les dimensions de la vie en société.

Le balancier ne s’arrête toutefois jamais sur la ligne médiane en pareilles matières. On écarte d’entrée de jeu le contingentement des femmes aux études postsecondaires. Il faut donc impérativement trouver des meilleures façons d’inciter les adolescents à pousser leurs études jusqu’au cégep et l’université et les aider par la suite à prendre leur place.

Ces jeunes mâles ne réalisent pas ce qui les menace s’ils ne se réveillent pas.

D’où la nécessité prochaine d’un ministère de la Condition masculine.

 

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