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Fleurs et jardins

Des réponses à vos questions

3e partie

Des réponses à vos questions
Photo courtoisie Un terreau pour la culture des plantes en contenant devrait toujours contenir du compost.

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Pour une troisième et dernière semaine, voici des réponses à vos questions chers lecteurs. Continuez de m’écrire à albert.mondor@journalmtl.com.

Pour une troisième et dernière semaine, voici des réponses à vos questions chers lecteurs. Continuez de m’écrire à albert.mondor@journalmtl.com.


J’ai assisté à l’une de vos conférences et dans la composition du terreau pour un bon potager en pot vous ne mettiez pas de terre. Je viens de sortir un livre sur le sujet et en plus des trois éléments que vous y mettez, ils ajoutent deux parties de terre à jardin. Auriez-vous oublié la terre ou n’en avons-nous pas besoin? Merci pour votre réponse.

— M. Gauthier

Les éléments qui devraient composer un terreau pour la culture des plantes ornementales ou potagères en contenant sont les suivants: un tiers de compost, un tiers de tourbe de sphaigne et un tiers de perlite. Vous n’avez pas à vous casser la tête à fabriquer vous-même ce genre de terreau puisqu’on retrouve sur le marché horticole quelques terreaux en sac déjà prêts à l’emploi composés de ces trois éléments, dont le fameux Pro-Mix biologique. D’autre part, évitez d’utiliser la terre de votre propre jardin pour fabriquer votre terreau. Il est fort probable que votre sol soit trop lourd pour la culture en pots et qu’il contienne des semences d’herbes indésirables. Finalement, la terre noire est également à proscrire. La terre noire, souvent commercialisée à tort sous l’appellation anglaise top soil, est en fait constitué de tourbe noire, puisqu’elle provient généralement du fond des tourbières. Pauvre en microorganismes ainsi qu’en éléments nutritifs, la terre noire est très acide et possède une structure très fine, peu stable. Bref, de la véritable poussière qui ne convient pas du tout à la majorité des plantes !


Nous essayons d’éliminer une herbe qui se propage et qui est très difficile à détruire. Je ne connais pas le nom exact de la plante, mais elle ressemble à un roseau ou à une canne et, selon certaines personnes, proviendrait de l’Asie. La seule façon que nous croyons pouvoir nous en débarrasser avant de poser du gazon en plaque sur notre terrain, est de mettre une membrane au sol et de la recouvrir d’une épaisseur de 8 pouces de terre. Connaissez-vous cette mauvaise herbe et s’il vous plaît auriez-vous une façon de la détruire? Merci à l’avance.

M. Cassidy

Je crois que vous êtes aux prises avec la terrible renouée japonaise (Fallopia japonica), aussi appelée bambou japonais. Cette vivace introduite d’Asie, qui pousse un peu partout à l’état sauvage en Europe et en Amérique, figure parmi les plantes les plus envahissantes qui soient! Elle possède des tiges creuses et noueuses, semblables à des pousses de bambou, qui peuvent atteindre 2 à 3 cm de diamètre et près de 3 m de hauteur. Elle arbore des feuilles ovales à l’extrémité pointue et produit vers la fin de l’été des petites fleurs blanches disposées en panicules lâches à l’aisselle de feuilles.

Bien que cette vivace soit fort jolie, il faut s’en méfier et éviter de la planter où que ce soit, puisqu’elle est très, très envahissante. Sa croissance fulgurante, les toxines qu’elle sécrète par ses racines pour empêcher le développement des végétaux voisins et sa capacité à se propager à partir d’un minuscule fragment de tige ou de racine en font une plante d’une extrême agressivité. Les racines d’un seul plant peuvent atteindre deux mètres de profondeur et s’étendre sur une distance allant jusqu’à sept mètres! Un simple bout de tige nue deviendra une plante viable en une semaine, tandis qu’un morceau de racine peut rester en dormance pendant une dizaine d’années dans le sol avant de se remettre en activité et former un nouveau plant. J’ai même vu les jeunes pousses d’une renouée japonaise percer l’asphalte d’une rue! Un véritable monstre!

Si vous souhaitez implanter du gazon là où la renouée japonaise pousse, vous devez vous assurer de l’extraire du sol avant – l’idéal est d’engager un excavateur pour faire ce travail avec de la machinerie. Après avoir éliminé toutes ses racines – ne laissez pas le moindre morceau sinon elle va revenir en force! –, vous pourrez ensuite recouvrir le sol où elle était présente avec une membrane géotextile feutrée très épaisse et recouvrir le tout de 15 à 20 cm de bonne terre à jardin.

Bonne chance!


À l’avant de ma maison, à côté de mon balcon, je voudrais planter un arbuste qui fait entre 6 et 8 pieds de hauteur. Ce coin est très ombragé à cause du toit et reçoit un peu de soleil en toute fin de journée. Je n’ai pas tellement le pouce vert et pas beaucoup de temps. Dans une pépinière, on m’a conseillé le fusain ailé. Est-ce facile? Auriez-vous d’autres suggestions?

Isabelle

Je ne crois pas que le fusain fera le travail. La plante la plus appropriée pour ces conditions difficiles est sans contredit l’if du Japon ‘Capitata’ (Taxus cuspidata ‘Capitata’). Ce conifère absolument indestructible arrive à pousser dans les pires conditions, sans soleil et sans eau pendant plusieurs semaines. Après une vingtaine d’années de croissance, ce conifère atteint environ 4 m (13 pieds) de hauteur, mais il peut être taillé sans problème afin qu’il ne dépasse pas 2,50 m (8 pieds).


Bonjour Albert. Bravo pour tout ce que vous faites pour nous tous et pour la nature. Peut-on enlever des clous et des vis qui perforent un arbre? Si oui et quel est le processus complet? Est-ce nécessaire de boucher les trous avec un produit spécial ou si c’est mieux de laisser les plaies se rétablir par elles-mêmes? Merci et j’attends votre réponse avec impatience.

M. Michon

R Merci pour vos bons commentaires et de l’intérêt que vous portez à ma chronique dans le Journal de Montréal. Vous pouvez certainement enlever les clous et les vis qui perforent votre arbre. Il suffit d’arracher les clous avec un marteau ou un pied de biche (en installant un morceau de bois entre l’écorce et l’outil lorsque vous levez les clous afin d’éviter d’endommager le tronc). Les vis peuvent être extraites avec un tournevis ou une perceuse. Il n’est pas nécessaire de recouvrir les plaies de quelque enduit que ce soit. Les produits à base de goudron, par exemple, empêchent les blessures de bien s’assécher et de se cicatriser rapidement. Les arbres possèdent la capacité de remplir leurs plaies de substances antibiotiques qui ont pour effet de contrer l’invasion des champignons et des bactéries. Si les travaux vous semblent hors de votre portée, vous pouvez recourir aux services d’un arboriculteur professionnel. Vous trouverez un arboriculteur dans votre région en vous rendant sur le site Internet de la Société internationale d’arboriculture - Québec: www.siaq.org.

 

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