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Course | Marathon des Deux Rives

« Une victoire sur ma maladie »

Nathalie Bisson veut boucler les 42,2 km avant d’accrocher ses souliers de course

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Atteinte de polyarthrite rhumatoïde, une maladie dégénérative qui s’attaque aux articulations, Nathalie Bisson vivra un moment spécial, dimanche après-midi, lorsqu’elle franchira la ligne d’arrivée du Marathon des Deux Rives SSQ. Non seulement elle le terminera pour la première fois de sa vie, mais également pour la dernière.

Atteinte de polyarthrite rhumatoïde, une maladie dégénérative qui s’attaque aux articulations, Nathalie Bisson vivra un moment spécial, dimanche après-midi, lorsqu’elle franchira la ligne d’arrivée du Marathon des Deux Rives SSQ. Non seulement elle le terminera pour la première fois de sa vie, mais également pour la dernière.

C’est que la maladie l’a grandement fragilisée au cours de la dernière année. Elle a reçu son diagnostic en 2002, mais un examen récent a révélé une augmentation de 23 % des zones atteintes. Son médecin lui a alors fortement conseillé d’arrêter la course.

Toutefois, la dame de 45 ans n’avait pas l’intention d’accrocher ses souliers de course tant et aussi longtemps qu’elle n’aurait pas bouclé les 42,2 km du Marathon des Deux Rives, chez elle, à Québec. En 2011, elle devait y participer, mais le passage des restes de l’ouragan Irene avait forcé l’organisation à annuler l’épreuve du 42,2 km.

«Je sais qu’il va y avoir des moments difficiles puisque mes chevilles sont très fragiles.

«Toutefois, pour moi, il s’agira simplement d’une réalisation incroyable. Ce sera une victoire sur ma maladie», a-t-elle avoué, samedi.

Un deuil à faire

En 2002, la vie de Nathalie Bisson a basculé. La femme de projet et la mère de famille énergique a petit à petit perdu la maîtrise de son corps. Elle se souvient d’ailleurs d’un jour où, en période de crise, elle est restée 40 minutes dans son véhicule, incapable de tourner la clé pour le faire démarrer, ses articulations ne répondant tout simplement pas.

Certains médecins lui avaient même dit que la probabilité qu’elle ait besoin d’un déambulateur ou de béquilles était élevée.

«Je me suis assise quelques mois pour faire le vide. J’étais anéantie, car je voyais tout ça très gros», se rappelle-t-elle.

La course, son échappatoire

La pilule à moitié avalée, Mme Bisson a décidé de refuser de s’apitoyer sur son sort. Le meilleur moyen pour stimuler le système immunitaire étant l’activité physique, c’est cette voie qu’elle allait emprunter. Au départ, elle a débuté avec le vélo.

«Je me suis vite rendu compte que j’avais besoin de me dépasser, je suis une fille de défis.» Elle a alors commencé à faire des randonnées Québec-Gaspésie, seule sur son vélo. Son mari allait la chercher au bout de sept jours, lorsqu’elle avait atteint les environs de Matane.

Elle a décidé ensuite de se mettre à la course à pied. Sa première sortie: moins de quatre minutes.

«J’étais essoufflée, j’avais mal partout. J’ai eu envie de tout abandonner.»

Toutefois, en 2007, elle a participé à sa première course, un 10 km qu’elle boucle en 1 h 7 min. Suivront par la suite son premier demi-marathon en 2010, puis un autre en 2011.

En octobre 2011, elle a terminé le Marathon de Rimouski, son premier en carrière, en 4 h 59 min.

 

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