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À vélo

Sauvé par un automobiliste

Un deuxième cas en un mois selon les agents de la faune qui tentent de capturer la bête

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Mario Lagacé de Saguenay était certain de mourir lorsqu’un loup l’a attaqué en plein jour dans la réserve faunique des Laurentides alors qu’il roulait sur son vélo à une trentaine de minutes de Saguenay.

Un mois avant l’événement, un autre cycliste plus chanceux a réussi à se sauver d’une attaque d’un loup exactement au même endroit où Mario Lagacé, âgé de 57 ans, a été projeté par ce qui pourrait être la même bête, le mardi 20 août à 12 h 30 alors qu’il pédalait à environ 30 kilomètres à l’heure. «Le Parc des Laurentides, c’est mon terrain de jeu. J’y vais régulièrement.

Comment à l’habitude, je suis parti de ma résidence, en vélo. Entre le kilomètre 218 et 219, j’ai vu du coin de l’œil la tête du loup, la bouche ouverte avec ses grosses dents», raconte la victime.

Soudainement, la bête saute sur le cycliste. «Il a fait un bond et m’a renversé sur le côté. Malgré le fait que je roulais à grande vitesse, j’ai été projeté violemment comme si je venais de frapper un mur, en plein centre sur la ligne blanche de la voie double.»

Il perd son souffle

Le loup le regarde le cycliste blessé dans les yeux et se prépare pour l’attaque finale. «J’ai complètement perdu le souffle et je ne réussissais pas à le reprendre. Blessé au genou, à l’un de mes bras, côtes renfoncées et hanches irritées, j’ai finalement réussi à me lever», ajoute la victime.

«J’ai placé le vélo entre nous deux. Seulement trois ou quatre pieds nous séparaient. On aurait dit que ça le déstabilisait. Soudainement, une automobiliste est passée devant nous sans s’arrêter. Je ne suis pas peureux de nature, mais j’étais certain de mourir.»

Voyant que le loup ne voulait pas déguerpir, la victime a traversé de l’autre côté de l’autoroute et attendu qu’un automobiliste décide de s’arrêter pour le secourir. «Le loup est resté au moins cinq minutes sur le bord de la route à nous regarder.»

«Le lendemain, j’ai rencontré un agent de la faune et nous nous sommes rendus à l’endroit de l’attaque. Dans les jours qui ont suivi, ils ont installé des pièges. Ils veulent le capturer d’autant plus que c’est le deuxième cas en un mois. Lors du premier incident, un loup s’est mis à courir après un cycliste au même endroit que j’ai eu cette mésaventure. Lorsqu’il a vu un deuxième cycliste arrivé par l’arrière, il s’est sauvé.»

Retour au kilomètre 218

Mario Lagacé ne s’est pas encore aventuré, en vélo, à l’endroit où il a été attaqué. «Habituellement, je roule sur une distance de 60 à 100 kilomètres. Depuis l’événement, je ne me rends pas aussi loin. J’arrête avant et j’y retournerai seulement lorsqu’ils auront capturé le loup», conclut le cycliste.

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