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L’heure est au repos

Sara-Maude Juneau
Photo les archives, AFP La victoire de Juneau lui donne beaucoup d’espoir, alors qu’elle espère retourner sur le circuit de la LPGA.

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Eh oui, ma première saison au sein du circuit de la LPGA est terminée. J’en ferai d’ailleurs le bilan dans ma prochaine chronique.

Eh oui, ma première saison au sein du circuit de la LPGA est terminée. J’en ferai d’ailleurs le bilan dans ma prochaine chronique.

Pour l’instant, je m’attarderai davantage à mes deux dernières semaines. Dans mon cas, l’omnium canadien n’a pas été facile, loin de là. J’avais bien commencé la compétition, mais le terrain était passablement difficile. Si on ne frappait pas la balle dans l’allée, nous étions vraiment dans le pétrin. Comble de malheur, mes coups de départ se promenaient de gauche à droite. En fin de compte, à mon grand désarroi, j’ai raté la coupure!

Malgré mon élimination, je suis restée à Edmonton puisque j’avais pris des engagements. C’est-à-dire que l’équipe canadienne amateur organisait une campagne de financement et que j’avais dit que je lui donnerais un coup de main. Au total, nous étions 12 professionnelles à participer à l’activité. C’était plaisant de revenir aux sources. Surtout qu’il est important de ne jamais oublier d’où on vient.

Le soir même, j’ai pris l’avion en direction de Portland, en Oregon. Pendant le vol, j’ai envoyé une vidéo à mon entraîneuse afin que celle-ci me donne des conseils afin de corriger mon élan.

À Portland

Pendant le tournoi de Portland, mon golf se portait bien, mais c’était plutôt mon état de santé qui laissait à désirer. J’étais aux prises avec une sévère grippe et je ressentais beaucoup la fatigue. Je ne veux surtout pas me servir de la maladie comme excuse, mais au golf, les petits détails sont importants. En fin de compte, j’ai raté la coupure par un seul coup. Quelle situation crève-cœur!

Je considère avoir relativement bien joué, mais les conditions climatiques n’ont pas été à mon avantage. C’est-à-dire qu’elles ont changé la vitesse de la balle sur les verts. Pendant la première journée, il avait plu et les verts étaient relativement rapides. Le lendemain, il faisait très beau et ceux-ci étaient devenus plus lents. J’avoue avoir éprouvé de la difficulté à m’adapter.

Au 17e trou de ma deuxième ronde, j’ai réussi un oiselet portant mon pointage à -2. Le ciel est toutefois tombé sur ma tête au 18e et j’ai été victime de la coupure. J’étais très déçue. Ce n’était évidemment pas la façon dont je souhaitais terminer le tournoi. Au moins, les membres de ma famille d’accueil ont vraiment pris soin de moi. Ils m’ont aidée à me changer les idées.

Dans la nature

L’Oregon est un des paradis de la nature. Ses sites sont exceptionnels. J’en ai donc profité pour aller faire une randonnée pédestre afin de me vider la tête et m’imbiber d’ondes positives.

Je me trouvais aussi sur le territoire de la compagnie Nike. Celle-ci a d’ailleurs son siège social à Portland. Je suis donc allé magasiner des vêtements avec le célèbre crochet.

J’ai finalement pris l’avion en direction d’Orlando, en Floride, dans la nuit de dimanche à lundi, à 1 h (4 h, heure du Québec). Je suis finalement arrivée en Floride à 11 h, lundi matin. Au total, j’ai passé 35 heures sans fermer l’œil. Inutile de dire que je prendrai les prochains jours pour de me reposer un peu.

Dans les prochains jours, je devrais jouer quelques rondes de golf, mais pour le simple plaisir. Je veux aussi analyser ma saison afin de voir ce que je pourrais faire de différent.

— Propos recueillis par Simon Cliche

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