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Politique | Québec

Les élus épargnés

La charte des valeurs québécoises du gouvernement Marois sera dévoilée cette semaine

Jean Tremblay
Photo les archives, Roger Gagnon Reconnu pour sa prière au conseil municipal de Saguenay, le maire Jean Tremblay, comme tous les élus catholiques du Québec, pourrait porter une croix bien en évidence dans le cadre de ses fonctions, s'il le désirait, selon le projet du gouvernement Marois.

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Les élus seront épargnés par la charte des valeurs du gouvernement Marois. Maires, conseillers municipaux et députés pourront continuer d’arborer des signes religieux visibles, a appris le Journal.

Les élus seront épargnés par la charte des valeurs du gouvernement Marois. Maires, conseillers municipaux et députés pourront continuer d’arborer des signes religieux visibles, a appris le Journal.

S’il veut interdire aux fonctionnaires provinciaux et municipaux de porter une croix chrétienne très apparente, une kippa, un turban ou un voile islamique, le gouvernement péquiste n’aurait pas l’intention d’appliquer cette règle aux élus du Québec, selon des sources fiables.

Initialement prévu pour lundi, le dévoilement de la charte des valeurs québécoises du gouvernement du Parti québécois est remis d’une ou deux journées.

Selon nos informations, le ministre Bernard Drainville présentera un projet visant la neutralité religieuse de l’État qui interdira les signes religieux ostentatoires dans la fonction publique et parapublique, de même que dans les municipalités, les hôpitaux, les écoles et les garderies subventionnées.

Les villes, les cégeps, les universités de même que les hôpitaux pourraient toutefois se soustraire aux nouvelles mesures visant la neutralité religieuse de l’État. Un «droit de retrait» renouvelable serait accordé à ces institutions ou établissements.

Coderre s’y oppose

Les élus montréalais ont déjà prévenu le gouvernement qu’ils n’étaient pas à l’aise avec une laïcité stricte. Ils ont ainsi voté à l’unanimité une motion réclamant «une laïcité à l’image de Montréal».

Le candidat à la mairie de la métropole, Denis Coderre, est farouchement opposé au bannissement des signes religieux chez les fonctionnaires. Louise Harel s’est elle aussi distancée de la position de son ancienne formation politique. Du côté de la capitale nationale, le maire Régis Labeaume a été très clair: pas touche à l’aumônier de la Ville de Québec ni à la messe traditionnelle du 3 juillet.

Le gouvernement Marois n’a pas non plus beaucoup de partisans dans les rangs de l’opposition à l’Assemblée nationale. À l’instar du PQ, les caquistes souhaitent des balises claires pour encadrer les accommodements religieux et veulent que la Charte des droits et libertés soit amendée pour faire primer l’égalité homme-femme sur la liberté de religion.

M. Legault estime toutefois que seuls les juges, les policiers, les procureurs de la Couronne, les gardiens de prison et les enseignants devraient afficher la neutralité religieuse.

Pour une laïcité ouverte

Le Parti libéral prône pour sa part une laïcité ouverte. Philippe Couillard estime qu’on ne doit pas interdire le port de signes religieux apparents, même pour les personnes en autorité.

Il plaide en faveur de la neutralité religieuse de l’État, mais pas des individus.

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