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Électrisante Vénus

Hélène Bourgeois-Leclerc brille dans la pièce La Vénus au vison

Électrisante Vénus
Photos courtoisie Patrice Robitaille et Hélène Bourgeois-Leclerc partagent la vedette de la pièce La Vénus au vison, au Théâtre Jean-Duceppe.

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Qu’elle soit grecque ou romaine, Aphrodite ou Vénus, la déesse de la beauté et des plaisirs prend vie et se déchaîne sur la scène du Théâtre Jean-Duceppe. Hélène Bourgeois-Leclerc l’incarne de manière brillante, nuancée et délicieuse.

Qu’elle soit grecque ou romaine, Aphrodite ou Vénus, la déesse de la beauté et des plaisirs prend vie et se déchaîne sur la scène du Théâtre Jean-Duceppe. Hélène Bourgeois-Leclerc l’incarne de manière brillante, nuancée et délicieuse.

La Vénus au vison, de l’auteur américain David Ives, place le public devant un auteur et metteur en scène, Thomas, qui recherche la comédienne parfaite pour interpréter le rôle de Vanda dans son adaptation du célèbre roman de Leopold Sacher-Masoch, La Vénus à la fourrure.

Dans cette version québécoise mise en scène par Michel Poirier, Patrice Robitaille donne la réplique à Hélène Bourgeois-Leclerc, qui joue une excentrique actrice qui n’a pas la langue dans sa poche et qui espère de tout cœur décrocher le rôle de Vanda. Après tout, elle porte le même nom que le personnage!

De Bougon à déesse

Au départ, Vanda nous apparaît comme une réincarnation de Dolorès Bougon. ­Tenue ultra-sexy et inappropriée, langage vulgaire, la jeune actrice au mince curriculum vitæ déploie son jeu, son charme et son caractère pour tenter de montrer son savoir-faire, elle qui arrive beaucoup trop tard à son audition.

Alors que Thomas se décide enfin à laisser sa chance à Vanda, on découvre un texte où s’entremêlent le sexe et le pouvoir, mais surtout une actrice de grand talent. La jeune femme connaît le texte sur le bout des doigts, le débite de manière intelligente, drôle et aguichante, ce qui fait perdre tous ses moyens à l’auteur complètement sous le choc... et sous le charme.

Vénus dans toute sa splendeur

Hélène Bourgeois-Leclerc réussit ici un tour de force. À la fois étonnamment aguicheuse, élégante et familière, l’actrice passe d’un personnage à l’autre en un claquement de doigts et suscite chaque fois de grands éclats de rire.

À ses côtés, Patrice Robitaille est pertinent, quoique moins flamboyant. L’évolution de son personnage est tout en nuance et la position finale dans laquelle se retrouve le personnage de Thomas vaut le déplacement.

Si la pièce est un peu longue, soit 1h45 sans entracte, le rythme entre les deux personnages et l’évolution des discussions autour des relations entre hommes et femmes rend l’œuvre brillante et divertissante à la fois.


La Vénus au vison est présentée jusqu’au 19 octobre au Théâtre Jean-Duceppe.

 

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