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Commissions scolaires | Politique

Les commissions scolaires ont deux semaines pour refaire leurs devoirs

Marie Malavoy
© Photo les archives, Jean-Francois Desgagnés

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Pauline Marois met les commissions scolaires devant l’alternative suivante : réduire leurs dépenses ou rembourser les contribuables. Elles ont deux semaines pour refaire leurs devoirs.

Ce remboursement pourrait prendre la forme de crédits de taxes que les commissions scolaires pourraient consentir, l’an prochain, à leurs contribuables, a signifié, lundi, la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, au sortir d’une rencontre de deux heures avec les commissions scolaires francophones et anglophones, en présence de la première ministre Pauline Marois.

Sur la compression de 200 millions de dollars imposée aux commissions scolaires dans le budget 2013-2014, 193 millions ont été refilés aux contribuables sous forme de hausses de taxes; 55 commissions scolaires ont refilé la totalité de la compression aux contribuables, a fait savoir le gouvernement par voie de communiqué. Des contribuables ont vu leurs comptes de taxes augmenter de plus de 50 %.

«Il y a un travail qui ne s’est pas fait. Les commissions scolaires ont l’espace financier pour absorber la compression de 200 millions. Nous sommes convaincus qu’il y a de l’argent que les commissions scolaires peuvent aller chercher», a confié une source gouvernementale. Québec a les yeux sur les surplus des commissions scolaires et sur leurs dépenses administratives.

Impasse

L’impasse demeure totale entre le gouvernement et les 70 commissions scolaires. «Il est clairement apparu que la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) et la première ministre n’ont pas la même lecture de la situation et ne partagent pas les mêmes informations financières», a écrit la FCSQ dans un communiqué. En outre, la Fédération «s’oppose fermement» au remboursement évoqué par la ministre de l’Éducation.

«Le gouvernement a lui-même créé la situation problématique dans laquelle on se retrouve, il doit lui aussi faire partie de la solution», a déclaré la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard. Au cours des deux prochaines semaines, le ministère de l’Éducation et les commissions scolaires travailleront conjointement sur un sortie d’impasse. Une réforme de la fiscalité scolaire est envisagée à long terme.

À Québec, les libéraux reprochent au gouvernement de réduire les budgets sans se préoccuper des impacts sur les services. «On a omis de regarder l’impact. La dernière fois qu’ils ont parlé du déficit zéro, ils ont coupé dans les services. Là, ils ont choisi d’y aller par les contribuables», a commenté la députée Francine Charbonneau.

Du côté de la CAQ, la députée Nathalie Roy soutient que le gouvernement se rend à la position de son parti en contraignant les commissions scolaires à refaire leurs devoirs. «C’est purement électoraliste», a-t-elle dit.

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