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Macha Limonchik

Faire tomber les préjugés

Faire tomber les préjugés
photo AGENCE QMI, PASCALE LÉVESQUE

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Il pourrait être facile de croire que les campagnes de sensibilisation pour lutter contre l’homophobie sont désuètes. Pourtant, dans les cours d’école, on constate encore que ce n’est pas le cas. Avec plus de 20 000 jeunes rencontrés par année, le GRIS-Montréal a pour mission de démystifier l’homosexualité auprès de la nouvelle génération.

Il pourrait être facile de croire que les campagnes de sensibilisation pour lutter contre l’homophobie sont désuètes. Pourtant, dans les cours d’école, on constate encore que ce n’est pas le cas. Avec plus de 20 000 jeunes rencontrés par année, le GRIS-Montréal a pour mission de démystifier l’homosexualité auprès de la nouvelle génération.

«Souvent, quand on parle de cette cause-là, on sent que ça y est, les gais ont des droits, ils peuvent se marier et avoir des enfants, on les voit à la télévision. Pourquoi continuer à faire ce travail-là de sensibilisation ? Mais c’est encore nécessaire, même maintenant, que le GRIS existe encore», raconte Macha Limonchik, porte-parole du GRIS pour une sixième année consécutive.

La comédienne a été surprise d’apprendre que les préjugés couraient encore dans les cours d’école. 

«Ma fille va dans une école ouverte, avec des parents ouverts et éduqués. J’étais surprise que des enfants dans la cour de cette école puissent parler des mots homosexuel et gai comme étant des mauvais mots.»

Un impact concret

GRIS-Montréal lançait cette semaine sa campagne annuelle de financement afin de poursuivre son travail dans les établissements scolaires de la région. L’an dernier, les bénévoles de l’organisme ont visité 212 écoles, rencontrant ainsi près de 25 000 jeunes âgés de 10 à 20 ans.

«Ça a un impact concret. On reçoit des lettres des élèves, des professeurs. Ça ouvre la conversation, ça ouvre le cœur, ça fait discuter les élèves. C’est une heure consacrée à leur question, ce n’est pas de la propagande. Les bénévoles se présentent et sont là pour écouter les élèves poser leurs questions. C’est un moment intéressant, en douceur, polie. C’est très difficile de ne pas être touché par les histoires des gais et lesbiennes qu’ils vont rencontrer.»

«Il y a beaucoup de jeunes qui n’ont pas de membres dans leur famille qui sont homosexuels, qui n’en connaissent pas ou qui ont des idées préconçues sur ce qu’est une vie de lesbienne ou de gai. Ils sont souvent surpris qu’ils vivent des vies comme les hétérosexuels. Ce qu’ils veulent, c’est un travail, un chum, une blonde, une maison, un chien! Les préjugés tombent», conclut Macha Limonchik.


Pour plus de détails sur GRIS-Montréal, visitez lhomophobiecasuffit.com.

 

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