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Politique | Québec

Christine St-Pierre envoie paître la première ministre Marois

Christine St-Pierre
© Les archives Jean-Francois Desgagnés

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Le débat entourant l’indépendance du Conseil du statut de la femme a tourné à la foire d’empoigne mardi, à l’Assemblée nationale. Les élus en sont venus aux gros mots : «Va chier», a lancé la députée libérale Christine St-Pierre à Pauline Marois.

Au cœur de la tourmente depuis la nomination de quatre nouvelles membres du CSF en faveur de la charte des valeurs péquiste, le gouvernement péquiste est passé à l’attaque. Pauline Marois a accusé l’ex-ministre libérale d’avoir «tassé» l’ancienne présidente de l’organisme, Christiane Pelchat.

Des propos qui lui ont valu une réplique cinglante de Mme St-Pierre, qui a lancé ces «propos orduriers» hors micro à l’endroit de la première ministre, semant la pagaille au Salon bleu. La députée d’Acadie a présenté ses excuses quelques minutes plus tard à Pauline Marois.

Pour le gouvernement Marois, qui a essuyé les critiques de l’actuelle présidente de la CSF, Julie Miville-Dechêne, la véritable ingérence est venue du précédent gouvernement libéral. «Elle l’a mis dehors parce qu’elle n’aimait pas ses prises de positions claires», estime le numéro deux du gouvernement péquiste, François Gendron.

«Totalement faux !» a réagi la députée St-Pierre, qui était aux commandes du ministère de la Condition féminine à cette époque. Selon elle, le gouvernement Marois est «désespéré» pour faire de telles allégations. «Mme Pelchat, elle a eu une promotion !», a lancé mardi la députée d’Acadie.

Soutenant que le débat sur la charte «soulève les passions», son chef Philippe Couillard estime que de tels propos n’ont pas leur place à l’Assemblée nationale. «Ce n’est pas de cette façon qu’on doit s’adresser les uns aux autres entre parlementaires», a-t-il glissé.

Le gouvernement libéral de Jean Charest a nommé Christiane Pelchat déléguée générale du Québec à Mexico à l’été 2011, alors que son mandat à la tête de la CSF n’était pas terminé. Mme Pelchat, elle-même ancienne députée du PLQ, avait déposé quelques mois plus tôt un avis recommandant au gouvernement d’appliquer une laïcité stricte de l’État, incluant l’interdiction du port de signes religieux pour les employés de la fonction publique. Le gouvernement Charest ne partageait pas cette position, qui s’apparente aux orientations contenues dans la charte des valeurs du PQ.

 

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