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Dossier | Pression à Montréal

Des kilomètres et des sacrifices

Isolés à Anahim Lake, Jerry et Lynda Price ont fait des sacrifices pour leur fils, Carey

Des kilomètres et des sacrifices
Photo le Journal de Montréal, Jean-François Chaumont Lac Anahim.

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ANAHIM LAKE | Il n’y a pas des tonnes de parents qui franchiraient une distance plus longue que le trajet Montréal-Québec pour un simple entraînement de hockey. Isolés à Anahim Lake, Jerry et Lynda Price ont fait ce sacrifice pour leur fils, Carey.

ANAHIM LAKE | Il n’y a pas des tonnes de parents qui franchiraient une distance plus longue que le trajet Montréal-Québec pour un simple entraînement de hockey. Isolés à Anahim Lake, Jerry et Lynda Price ont fait ce sacrifice pour leur fils, Carey.

« Nous ne pensions pas que Carey jouerait un jour dans la LNH, raconte Jerry Price. J’ai joué au hockey et je n’oublierai jamais mon expérience. Je voulais simplement lui offrir la chance de pratiquer le même sport s’il le désirait. C’était plus l’idée.»

Les longues distances n’ont jamais effrayé la famille Price, encore moins les routes montagneuses des Rocheuses. Deux à trois fois par semaine, Jerry parcourait les 320 km qui séparent Anahim Lake de Williams Lake pour permettre à son fils d’enfiler son masque et ses jambières à ses débuts dans une ligue organisée, à l’âge de 10 ans.

Trois cent vingt kilomètres, c’était seulement pour l’aller. Au total, c’était donc 640 kilomètres d’asphalte, mais aussi de gravier, pour participer à un entraînement ou un match.

La routine pour Jerry

Assis à table dans un restaurant de Williams Lake en compagnie de sa fille Kayla et du représentant du Journal de Montréal, Jerry Price a puisé dans sa banque de souvenirs pour raconter cette époque pas si lointaine.

«Je ne dirais pas que c’était brutal de faire ­autant de distance dans un chemin assez montagneux, répond l’ancien choix de 8e tour des Flyers de Philadelphie en 1978. Avec le temps, nous étions habitués de faire cette route. Pour moi, ce n’était pas difficile. Je regardais plus le bon côté des choses, j’avais l’occasion de passer de longues heures en compagnie de mon fils. Mais si Carey m’avait demandé d’arrêter de le faire, nous ­l’aurions écouté.

«Carey dormait souvent dans la voiture, poursuit-il. Il y avait généralement deux entraînements la semaine et un match la fin de semaine. Quand l’entraînement se déroulait le matin, souvent aussi tôt que 6 h, nous partions la veille et nous dormions dans un petit studio que je louais à Williams Lake. Nous ­revenions immédiatement après ­l’entraînement du matin, pour son école.

«Si l’entraînement était en fin d’après-midi vers 18 h, nous partions vers 14 h. Et nous revenions à la maison vers 1 h ou 2 h du matin. Heureusement, il avait de bons professeurs et ils acceptaient qu’il arrive parfois avec du retard. C’était assez inhabituel. De mon côté, j’avais un horaire très flexible avec mon travail.»

Reconnaissant envers ses parents

À son tour, Carey a parlé de cette période charnière de son enfance.

«Un très faible pourcentage de ­parents seraient assez fou pour faire ce que mes parents ont fait pour moi. Dans son enfance, mon père a eu l’occasion de jouer au hockey et il souhaitait m’offrir cette même chance. Il voyait toute la joie que le hockey me procurait. Il cherchait à partager cette expérience. L’unique façon de le faire pour nous consistait à mettre du kilométrage au compteur. Et ensuite, c’était d’acheter un petit avion. Je lui serai ­toujours reconnaissant.»

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