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Politique | Québec

Seins nus contre le crucifix à l’Assemblée nationale

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Trois féministes radicales ont interrompu les débats à l’Assemblée nationale mardi en hurlant torse nu: «Crucifix, décalisse!».

Les militantes Femen, seins dénudés, ont scandé leur slogan à quelques reprises au moment où Pauline Marois a pris la parole. Les constables de l’Assemblée nationale ont ensuite mis fin à l’esclandre.

L’une des femmes arrêtées, Xenia Chernyshova, d’origine ukrainienne, est porte-parole de la section montréalaise de Femen. En juin, Mme Chernyshova avait fait les manchettes après avoir réussi un geste d’éclat similaire durant une conférence du secrétaire général du Parti islamiste tunisien à Montréal.

Rappelons que Femen est un groupe contestataire féministe d’origine ukrainienne fondé à Kiev, en 2008.

Les dames se sont invitées dans l’épineux débat sur le projet de charte des valeurs québécoises: elles demandent au gouvernement d’être «cohérent» et de bannir le crucifix de l’Assemblée nationale pour être véritablement laïque.

Le ministre responsable de la charte des valeurs, Bernard Drainville, a rétorqué que la sortie du groupe Femen était décidément, sur la forme, «très ostentatoire.» Il n’a pas voulu commenter davantage.

Symbole de la grande noirceur

«On juge que le crucifix n’a pas à rester à l’Assemblée nationale. Le crucifix est le symbole de la grande noirceur», a affirmé Morgane Mary-Pouliot, représentante du groupe Femen Québec, en entrevue avec le Journal.

Sur Facebook, l’organisation se décrit comme pratiquant le «sextrémisme», un «pacifisme agressif».

Les trois femmes ont été libérées en milieu d’après-midi et pourraient être accusées d’exhibitionnisme. 

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