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Hans Was Heiri

Interminable chaos

Interminable chaos
Photo courtoisie Hans Was Heiri, de la troupe suisse de Zimmermann et De Perrot, ouvre la 10e saison de la Tohu et sera présenté jusqu’au 13 octobre.

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Ce qui aurait pu être une belle réflexion poétique sur la société s’est plutôt avéré une succession de scènes chaotiques qui n’en finissent plus.

Hans Was Heiri, présenté à la Tohu, est annoncé comme un «party théâtral». Au lieu de ça, la troupe de Zimmermann et De Perrot réserve plutôt au public un interminable spectacle submergé par une musique agressante.

REGARD SUR LA SOCIÉTÉ

L’idée de base était intéressante. On découvre six personnages cohabitant dans un espace restreint et mobile. L’un prend la personnalité de l’autre, s’invite chez son voisin, se compare et apprend à vivre en société. Ce regard sur ce qu’est l’autre aurait pu être exploité de ­manière poétique et intelligente. D’ailleurs, tout le potentiel y était. La structure carrée tournante faisant office d’appartements où le plancher devient parfois le plafond, élément central de la scène, donne souvent de magnifiques ­tableaux. Malheureusement, chaque fois qu’on a droit à une belle image sur scène, la troupe étire tellement la sauce qu’on finit par regarder sa montre.

SUPERPOSITION DE LONGUEURS

Ce spectacle d’une heure et demie ­aurait tout avantage à être coupé de moitié. Hans Was Heiri laisse l’amère impression que l’équipe n’a pas fait le tri des idées nées du premier remue-méninges lors de la conception du spectacle.

Si Hans Was Heiri est l’équivalent de l’expression suisse allemande «au bout du compte, c’est du pareil au même», elle ­aurait également pu vouloir dire «trop, c’est comme pas assez».

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