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La Belle au bois dormant

Aurore est de retour

Aurore est de retour
photo courtoisie

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Aurore prendra des allures de toxicomane le 10 octobre prochain lors de l’ouverture de la nouvelle saison des Grands Ballets Canadiens de Montréal, qui présente pour l’occasion la version audacieuse du chorégraphe Mats Ek du classique La Belle au bois dormant.

Aurore prendra des allures de toxicomane le 10 octobre prochain lors de l’ouverture de la nouvelle saison des Grands Ballets Canadiens de Montréal, qui présente pour l’occasion la version audacieuse du chorégraphe Mats Ek du classique La Belle au bois dormant.

Présentée une première fois à Montréal en 2009, La Belle au bois dormant reprendra vie au Théâtre Maisonneuve, avec à son bord une bonne poignée de nouveaux danseurs.

« À chaque fois que nous rejouons une œuvre, elle apparaît différemment. Il y a différents danseurs, différents interprètes. Nos deux Aurore sont nouvelles, de jeunes danseuses. L’un de nos princes est également nouveau. D’ailleurs, beaucoup de jeunes danseurs décident de se joindre aux Grands Ballets à cause de notre répertoire. Une grande œuvre comme La Belle au bois dormant a attiré beaucoup de bons danseurs chez nous», explique le directeur artistique des Grands Ballets, Gradimir Panvok, rencontré lors d’une répétition.

Tchaïkovski en direct

La trame sonore de La Belle au bois dormant est tirée de l’œuvre de Piotr Illitch Tchaïkovski et, contrairement à 2009, elle sera jouée sur place par le Montréal Orchestra, dirigé par Florian Ziemen.

«Le fait d’avoir l’orchestre sur place, la soirée devient encore plus un événement unique pour le public. C’est aussi un grand défi pour les danseurs, car sur enregistrement, ils connaissent bien le rythme. Avec un orchestre, chaque soir est différent et les danseurs doivent davantage être à l’écoute. Ça ajoute une sensibilité.»

L’ingéniosité de Mats Ek

Dans sa version de La Belle au bois dormant, le chorégraphe Mats Ek propose une princesse Aurore rebelle et toxicomane. «C’est très surréaliste, rempli de métaphores. Ce qui est excitant, c’est que l’œuvre est très contemporaine.

Il a amené l’histoire à notre époque. C’est aussi, dans un sens, éducatif pour les jeunes.»

L’ironie et le sarcasme sont au cœur de cette surprenante adaptation. «Il a cet humour noir qui le rend unique. Par exemple, il y a l’apparition de ce cuisinier très drôle qui casse l’atmosphère qui est lourde à ce moment de la pièce. On se demande “Mais pourquoi donc?” Mats Ek explique qu’il a voulu faire référence à la télévision. On écoute un film dramatique, puis soudain, il y a des publicités de voiture, de dentifrice... Il a voulu tenter l’expérience dans son œuvre. Et ça fonctionne, car ça ouvre ton imagination», conclut le directeur artistique.


La Belle au bois dormant est présentée du 10 au 26 octobre au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

 

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