/finance/news
Navigation
Dans vos poches

Soyez donc plus clairs avec l’assurance des dégâts d’eau!

Soyez donc plus clairs avec l’assurance des dégâts d’eau!

Coup d'oeil sur cet article

Comprendre son contrat d’assurance relève déjà de l’impossible pour la grande majorité des assurés. Même en assurance automobile, où tous les Québécois vivent avec le même contrat, normalisé par le GAA sous l’autorité de l’AMF et approuvé par le ministre des Finances, grâce à la Loi sur l’assurance automobile.

Comprendre son contrat d’assurance relève déjà de l’impossible pour la grande majorité des assurés. Même en assurance automobile, où tous les Québécois vivent avec le même contrat, normalisé par le GAA sous l’autorité de l’AMF et approuvé par le ministre des Finances, grâce à la Loi sur l’assurance automobile. Mais lorsque les assureurs peuvent faire ce qu’ils veulent, comme en assurance habitation, s’y retrouver est impossible !

Dernièrement, nous lisions dans le Journal de Montréal que la TD ­Assurance retirait la couverture des dommages causés par les eaux de surface... Les commentaires que j’ai reçus sont unanimes: «C’est quoi qu’ils ne couvrent plus et c’est quoi qui est encore couvert»!

J’ai moi-même été obligé de faire des recherches de plusieurs heures, bien que je connaisse les contrats habitations par cœur!

Finalement, j’ai découvert que la TD ne fait que revenir à l’ancienne norme du début des années 2000, avant les supposés changements climatiques... À cette époque, les assureurs couvraient les refoulements d’égout (vous vous en souvenez peut-être), et les infiltrations par le toit, les portes et fenêtres ou par les fissures de fondations étaient exclues. Le BAC (Bureau d’assurance du Canada), qui suggère aux assureurs membres de son organisme d’offrir au minimum ce qu’il négocie avec les gouvernements, a alors changé sa couverture pour offrir deux possibilités aux assurés, soit la couverture du refoulement d’égout (dégât des eaux souterraines) et celle de l’infiltration (dégât des eaux de surface). Jusqu’à tout récemment, c’était devenu la norme.

Maintenant que la TD a décidé de ne plus suivre l’offre minimum du BAC sans aucune obligation légale, comment savoir si notre assureur va nous couvrir comme nous pensons l’être? Bien sûr, un courtier d’assurance, qui peut nous expliquer les différences entre les assureurs, est actuellement la meilleure façon de s’y retrouver, mais seulement 50 % des consommateurs ont un courtier pour les guider.

Peut-être sommes-nous rendus au point d’être règlementé sur les couvertures obligatoires en habitation pour les dommages par l’eau, l’inondation (qui n’est pas offerte au Canada), la coulée de boue, le glissement de terrain et tremblement de terre (qui figurent sur un avenant que possèdent moins de 10% des assurés). Cette réglementation existe dans la majorité des pays européens, où personne n’a à se poser cette question, car les gouvernements l’exigent, un point c’est tout.


► Les phénomènes météorologiques violents qui se produisaient tous les 40 ans surviennent désormais tous les 6 ans.

► Selon des estimations récentes, l’industrie de l’assurance au ­Canada verse des ­indemnités de 1,7 milliard de dollars par année au titre des réclamations attribuables aux dommages causés par l’eau.

► Les réclamations d’assurance pour des dommages causés par l’eau et le vent résultant de phénomènes météorologiques violents représentent plus de la moitié des réclamations d’assurance des biens et dépassent les réclamations pour les dommages causés par le feu.

Commentaires
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.