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Le nouveau maire de Montréal doit partir... pour l’Europe!

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Tous conviendront que la priorité du prochain maire de Montréal sera de mettre en place les bons processus de gestion et de contrôle pour assurer l’intégrité de l’administration municipale.

Tous conviendront que la priorité du prochain maire de Montréal sera de mettre en place les bons processus de gestion et de contrôle pour assurer l’intégrité de l’administration municipale.

Ainsi, quelques semaines après son élection, au plus quelques mois, il aura fait adopter les principales mesures de correction nécessaires pendant que l’UPAC continuera sur une base permanente son travail d’enquête. Mais après, que devra-t-il faire du reste de son mandat? N’est-ce pas la véritable question qu’il faut se poser? La réponse: il devra conquérir l’Europe.

Celui ou celle qui aura le privilège de gouverner la ville entre 2013 et 2017 aura une occasion unique de mettre en place une véritable stratégie de développement économique pour la métropole. Car il arrivera en poste au moment où sera signé l’Accord de libre-échange Canada-Europe. En effet, les analystes politiques croient qu’un accord devrait être annoncé de façon imminente et qu’il constituera une assise économique d’importance pour le prochain discours du trône de Stephen Harper. Mais il représente surtout un magnifique cadeau d’élection pour le futur maire de Montréal.

Un accord de 12 G$

Celui-ci doit être au premier rang pour récolter les fruits de cet accord historique. Il doit exploiter à fond cette occasion mais surtout le faire rapidement. La fenêtre d’opportunité va se refermer dès que les États-Unis signeront à leur tour leur accord de libre-échange avec l’Europe. Il n’y aura pas d’autres rendez-vous comparables. La fenêtre restera ouverte durant deux ou trois ans, le temps d’un mandat. Celui du prochain maire. Plus tard, il sera trop tard.

On évalue que le nouvel accord ajoutera douze milliards de dollars à l’économie canadienne, dont plus du quart profiteront au Québec. Déjà, l’Union européenne est le 2e partenaire économique du Québec. Et près de 25 % des sociétés européennes établies au Canada le sont au Québec. On peut facilement imaginer que plusieurs d’entre elles ont déjà choisi Montréal. Et elles avaient raison.

De nouvelles entreprises européennes désireuses de faire des affaires en Amérique et de profiter des nouveaux accords de libre-échange évalueront les possibilités d’y ouvrir des filiales, des centres de distribution et de logistique, voire des unités de production et de recherche. Elles compareront les grandes villes d’Amérique du Nord. Choisiront-elles New York? Boston? Los Angeles? Toronto?

position de tête

Il faut que Montréal sorte des blocs de départ en position de tête. Il faut que nous soyons prêts à présenter de façon convaincante aux investisseurs européens tous les avantages comparatifs de notre métropole, et ils sont nombreux. Un démarchage efficace, audacieux, systématique s’impose. Le maire de Montréal doit interpeller Montréal International, les délégations du Québec, les ambassades canadiennes, les organismes d’affaires et saisir toutes les occasions d’investissements en sol montréalais qu’amènera le prochain accord de libre-échange avec l’Europe. Voilà le véritable travail du prochain maire de Montréal. Donc, invitons-le à partir... pour l’Europe!

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