/news/politics
Navigation
Écolobus

15 millions $ déjà dépensés pour faire rouler les Écolobus

Cinq ans après leur achat, ces véhicules continuent de causer des maux de tête au RTC

Écolobus
© Photo Annie T. Roussel Le maire qualifie de « flop » les 15 millions $ engloutis depuis 2008.

Coup d'oeil sur cet article

Depuis leur mise en service il y a cinq ans, les Écolobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont coûté plus de 15 millions $ aux contribuables de la Ville de Québec, révèlent des documents obtenus par le Journal en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Depuis leur mise en service il y a cinq ans, les Écolobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont coûté plus de 15 millions $ aux contribuables de la Ville de Québec, révèlent des documents obtenus par le Journal en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Le président du RTC et conseiller municipal sortant, Raymond Dion, reconnaît qu’il s’agit d’une «somme quand même appréciable», mais «les coûts sont en baisse constante», selon lui.

«Je ne suis pas sûr que quand l’achat a été fait autour de 2007, on avait une idée des coûts qui seraient engendrés, croit M. Dion. On va faire un bilan total. Je sais que ce sont de gros chiffres.» Selon lui, c’est surtout sur l’aspect technique que les performances de l’Écolobus se sont améliorées.

«Le comportement de l’appareil est très très bon. Essentiellement, je pense qu’on a amélioré de beaucoup notre connaissance sur le fonctionnement des batteries.»

Sept fois par mois

Mais près de 44 000 $ d’expertises plus tard, l’Écolobus fait toujours défaut. Sept fois par mois en moyenne, le véhicule doit être remplacé par un autre à la suite d’une défectuosité, selon les données fournies pour la période entre le 1er janvier et le 31 juillet 2013.

Même si elles ne sont que partielles, les dépenses de fonctionnement connues jusqu’à maintenant pour la même période dépassent déjà celles de l’année du 400e.

Dans les deux cas, on se retrouve devant un portrait de sept mois de service, à la différence que pour 2013, les dépenses des cinq autres mois de l’année en cours viendront s’additionner au bilan.

«L’Écolobus va bien, les coûts d’entretien baissent», renchérit la nouvelle porte-parole du RTC, Julie Drolet. Selon elle, les frais d’entretien et d’exploitation des sept premiers mois de 2013 ont diminué considérablement par rapport à 2011.

Or, c’est aussi en 2011 que l’Écolobus a connu une année catastrophique, avec une série d’incidents où la surchauffe des batteries, ayant causé quelques incendies, a mené à un retrait de la route complet des huit minibus électriques italiens. Il avait aussi fallu, cette année-là, renouveler les batteries pour tout le parc routier.

En 2011, le RTC avait également noté un nombre élevé de défectuosités sur ses minibus électriques.

 

Commentaires