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Quand on se compare...

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Quand on se compare...
Vin plaisir
pour offrir ou se faire plaisir
Château Le Castelot 2009
Saint-Émilion Grand Cru,
14%, France
Type : vin rouge
Code : 11071955
Prix : 39,75 $
 
Très joli nez de bordeaux, agrémenté de nuances de cire et de fleurs ; bouche vineuse, avec des saveurs qui nous amènent sur la torréfaction, le cigar box, avec un rien de champignon ; savoureux, élégant, très réussi en 2009. Du vrai bon bordeaux.
[ ★★★1/2 | $$$$ ]
Les vins
Collaboration spéciale

Quand je vais dans un resto chez nous, que je commande une bouteille de rouge et que

le garçon me la sert à 30 degrés, je m’énerve.

Mais quand je vais en France, en Italie, en Espagne ou au Portugal, et qu’on me sert aussi ma bouteille à

30 degrés, je ne m’énerve plus. Même si je devrais peut-être, remarquez.

C’est qu’il y a longtemps que j’ai compris que dans les pays producteurs de vins, le vin est une boisson comme les autres, même plus banale encore que les autres si ça se trouve, avec laquelle on est né, mais surtout avec laquelle sont nés les arrière-grands-parents, les grands-parents et les parents (qui en boivent encore, d’ailleurs, les pauvres, mais beaucoup moins les jeunes pour qui il est un peu ringard), et c’est la raison pour laquelle on le sert sans lui porter grande attention.

Alors qu’au Québec, et c’est d’ailleurs aussi le cas dans les pays non traditionnellement producteurs de vin, on a à l’endroit de celui-ci une considération particulière ; et bien peu d’amateurs, chez nous, ne savent pas, de nos jours, qu’un bon rouge doit se servir autour de 18 degrés, donc légèrement rafraîchi (il fait normalement 21 degrés dans nos appartements et nos maisons), et autour de 16 degrés s’il s’agit d’un petit rouge de consommation courante.

À plus forte raison le serveur du restaurant, en principe un professionnel. D’où mon énervement quand la chose arrive chez nous.

Mais en Europe, bien souvent on vous sert votre «coca» bien frais, et votre bouteille de rouge à la température de l’urine. Comme je le disais, ça fait partie de la normalité des choses dans les bistrots, trattorias, et autres petits (et moyens) restaurants.

Je reviens d’un court séjour en Italie et, sauf une fois, le service du vin a été lamentable.

Dieu sait que j’adore l’Italie, sa bouffe, ses vins. Tiens, ses vins ; j’admire particulièrement le fait que les Italiens ont su résister (pas toujours, bien sûr, mais plus qu’ailleurs me semble-t-il) à cette mode (qui en est déjà moins une) de ces gros rouges ventrus et pelucheux.

Mais pour ce qui est du service du vin, mis à part dans les grands restos (et encore), c’est plutôt patate.

Lors de mon séjour, même dans quelques wine bars de Rome, jamais on ne m’a présenté le bouchon après l’ouverture de la bouteille; rarement m’a-t-on fait goûter le vin, et quand ce fut le cas c’était en en versant une quantité homéopathique dans un verre la plupart du temps à l’avenant, alors que la température, évidemment, était horriblement élevée.

Je ne vous raconte pas tout. Sauf la pire fois, tiens : un midi, sur une pizza, je commande une bouteille de Santa Cristina ; le garçon ouvre une bouteille de Corvo, sans que je m’en rende compte. «Mais j’ai commandé un Santa Cristina, que je lui dis. «C’est la même chose» qu’il me répond, en me plantant là comme un poirot avec mon Corvo chaud, mais qui heureusement était fort correct. Misère !

Mais bon, buvons un peu, à commencer par le seul vin qui m’a été correctement servi durant tout le voyage. En toute honnêteté, c’était aussi dans un wine bar. Un vrai, cette fois. Tout était impeccable : le service, les verres, la température et le vin, évidemment, comme je le disais :

Carmenère Piu 2010, Veneto, Inama (20,95 $): oubliez tout de suite le camenère du Chili, la plupart du temps végétal et grossier. On est ici à un autre niveau. Mais c’est vrai que le vin contient aussi 30% de merlot. Peu importe, c’est juteux, légèrement épicé, équilibré, frais, d’une grande netteté, et parfaitement savoureux.

Cellier

Voici maintenant quelques autres vins du nouvel arrivage du Cellier d’octobre, mais qui n’ont été relâchés que jeudi de cette semaine :

Camins del Priorat 2011, Alvaro Palacio (23,45 $): nez de raisins fraîchement écrasés ; un petit côté floral (girofle), des saveurs sur le chocolat et la cerise au marasquin ; facile d’approche, certes, mais le vin a de la substance.
Baron De Ley Siete Viñas Reserva 2005, Rioja (39,50 $): notions de viande rouge au nez, avec des traces de moka ; la bouche est sérieuse et généreuse, fraîche en dépit de ses 14,5 degrés ; le bois n’est pas encore complètement fondu mais, après huit années, le vin est encore plein de vigueur. Idéalement, on l’attend encore une à deux années, bien qu’on puisse l’apprécier dès maintenant.
Joanginé 2007, Priorat, Buil & Giné (27,70 $): un peu boisé au nez, mais en bouche, le fruit l’emporte sur l’élevage ; une bouche joufflue et fraîche, charmeuse, peut-être un brin racoleuse, mais c’est irrésistiblement bon.

Correction

Un mot pour corriger le prix et le numéro de code du Brouilly 2012 Château de Pierreux 2012 recommandé la semaine dernière. Il coûte 20,15$ ( et non pas 27,80 $ comme il était mentionné) et son numéro de code est le: 10754421. À ce prix et, en tenant compte des trois étoiles (***) que je lui ai données, ça en fait encore une bien meilleure affaire.

Camins del Priorat 2011
Alvaro Palacio,
14,5%, Espagne
Prix : 23,45 $
Code : 11180351
[ ★★★ | $ $ 1/2 ]
Baron De Ley Siete Viñas Reserva 2005
Rioja,
14,5%, Espagne
Prix : 39,50 $
Code : 11962627
[ ★★★1/2 | $ $ $ $ ]
Carmenère Piu 2010
Rosso Veneto IGT, Inama,
14%, Italie
Prix : 20,95 $
Code : 11389074
[ ★★★ | $ $ ]
Joanginé 2007
Priorat, Buil & Giné,
14% Espagne
Prix : 27,70 $
Code : 11962660
[ ★★★ | $ $ $ ]
correct
★★
bon
★★★
très bon
★★★★
excellent
★★★★★
exceptionnel
Plus d’étoiles que de dollars : vaut largement son prix.
Autant d’étoiles que de dollars : vaut son prix.
Moins d’étoiles que de dollars : le vin est cher.
www.saq.com
514 254-2020
1 866 873-2020

Quand je vais dans un resto chez nous, que je commande une bouteille de rouge et que

le garçon me la sert à 30 degrés, je m’énerve.

Mais quand je vais en France, en Italie, en Espagne ou au Portugal, et qu’on me sert aussi ma bouteille à

30 degrés, je ne m’énerve plus. Même si je devrais peut-être, remarquez.

C’est qu’il y a longtemps que j’ai compris que dans les pays producteurs de vins, le vin est une boisson comme les autres, même plus banale encore que les autres si ça se trouve, avec laquelle on est né, mais surtout avec laquelle sont nés les arrière-grands-parents, les grands-parents et les parents (qui en boivent encore, d’ailleurs, les pauvres, mais beaucoup moins les jeunes pour qui il est un peu ringard), et c’est la raison pour laquelle on le sert sans lui porter grande attention.

Alors qu’au Québec, et c’est d’ailleurs aussi le cas dans les pays non traditionnellement producteurs de vin, on a à l’endroit de celui-ci une considération particulière ; et bien peu d’amateurs, chez nous, ne savent pas, de nos jours, qu’un bon rouge doit se servir autour de 18 degrés, donc légèrement rafraîchi (il fait normalement 21 degrés dans nos appartements et nos maisons), et autour de 16 degrés s’il s’agit d’un petit rouge de consommation courante.

À plus forte raison le serveur du restaurant, en principe un professionnel. D’où mon énervement quand la chose arrive chez nous.

Mais en Europe, bien souvent on vous sert votre «coca» bien frais, et votre bouteille de rouge à la température de l’urine. Comme je le disais, ça fait partie de la normalité des choses dans les bistrots, trattorias, et autres petits (et moyens) restaurants.

Je reviens d’un court séjour en Italie et, sauf une fois, le service du vin a été lamentable.

Dieu sait que j’adore l’Italie, sa bouffe, ses vins. Tiens, ses vins ; j’admire particulièrement le fait que les Italiens ont su résister (pas toujours, bien sûr, mais plus qu’ailleurs me semble-t-il) à cette mode (qui en est déjà moins une) de ces gros rouges ventrus et pelucheux.

Mais pour ce qui est du service du vin, mis à part dans les grands restos (et encore), c’est plutôt patate.

Lors de mon séjour, même dans quelques wine bars de Rome, jamais on ne m’a présenté le bouchon après l’ouverture de la bouteille; rarement m’a-t-on fait goûter le vin, et quand ce fut le cas c’était en en versant une quantité homéopathique dans un verre la plupart du temps à l’avenant, alors que la température, évidemment, était horriblement élevée.

Je ne vous raconte pas tout. Sauf la pire fois, tiens : un midi, sur une pizza, je commande une bouteille de Santa Cristina ; le garçon ouvre une bouteille de Corvo, sans que je m’en rende compte. «Mais j’ai commandé un Santa Cristina, que je lui dis. «C’est la même chose» qu’il me répond, en me plantant là comme un poirot avec mon Corvo chaud, mais qui heureusement était fort correct. Misère !

Mais bon, buvons un peu, à commencer par le seul vin qui m’a été correctement servi durant tout le voyage. En toute honnêteté, c’était aussi dans un wine bar. Un vrai, cette fois. Tout était impeccable : le service, les verres, la température et le vin, évidemment, comme je le disais :

Carmenère Piu 2010, Veneto, Inama (20,95 $): oubliez tout de suite le camenère du Chili, la plupart du temps végétal et grossier. On est ici à un autre niveau. Mais c’est vrai que le vin contient aussi 30% de merlot. Peu importe, c’est juteux, légèrement épicé, équilibré, frais, d’une grande netteté, et parfaitement savoureux.

Cellier

Voici maintenant quelques autres vins du nouvel arrivage du Cellier d’octobre, mais qui n’ont été relâchés que jeudi de cette semaine :

Camins del Priorat 2011, Alvaro Palacio (23,45 $): nez de raisins fraîchement écrasés ; un petit côté floral (girofle), des saveurs sur le chocolat et la cerise au marasquin ; facile d’approche, certes, mais le vin a de la substance.

Baron De Ley Siete Viñas Reserva 2005, Rioja (39,50 $): notions de viande rouge au nez, avec des traces de moka ; la bouche est sérieuse et généreuse, fraîche en dépit de ses 14,5 degrés ; le bois n’est pas encore complètement fondu mais, après huit années, le vin est encore plein de vigueur. Idéalement, on l’attend encore une à deux années, bien qu’on puisse l’apprécier dès maintenant.

Joanginé 2007, Priorat, Buil & Giné (27,70 $): un peu boisé au nez, mais en bouche, le fruit l’emporte sur l’élevage ; une bouche joufflue et fraîche, charmeuse, peut-être un brin racoleuse, mais c’est irrésistiblement bon.

Correction

Un mot pour corriger le prix et le numéro de code du Brouilly 2012 Château de Pierreux 2012 recommandé la semaine dernière. Il coûte 20,15$ ( et non pas 27,80 $ comme il était mentionné) et son numéro de code est le: 10754421. À ce prix et, en tenant compte des trois étoiles (***) que je lui ai données, ça en fait encore une bien meilleure affaire.

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