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Olympisme | sotchi 2014

Plus épanouie, plus mature

Audrey Robichaud
˙ photo d’archives, AFP Rater les Jeux de Vancouver n'a pas découragé la doyenne de l'équipe canadienne, Audrey Robichaud, à tenter de se qualifier pour ses deuxièmes Jeux olympiques.

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Les Jeux de Vancouver ont marqué les athlètes qui y ont participé ou meurtri ceux qui les ont ratés. Comme Audrey Robichaud.

C’est une skieuse malgré tout épanouie qu’on a retrouvée à Zermatt, cet automne, où elle participait à son énième camp d’entraînement avec l’équipe canadienne de ski acrobatique. Souriante et posée, elle ne cherche pas davantage l’avant-scène, mais elle détonne avec la skieuse timide des années qui avaient suivi sa qualification surprise aux Jeux de Turin en 2006, alors qu’elle n’avait que 17 ans.

Les déveines l’ont transformée dans son approche. C’est ce qui doit s’appeler de l’expérience.

«Je ne suis pas au même endroit aujourd’hui que je l’étais en 2010. Je me sais plus mature, je m’entraîne d’une autre façon et ça fonctionne», avance la spécialiste des bosses originaire de Val-Bélair, qui partage avec Alexandre Bilodeau le plus d’années d’expérience dans l’équipe.

EFFACER LA DÉCEPTION

Sa huitième position aux Jeux de 2006 l’a exaspérée, l’échec de se qualifier pour Vancouver n’a fait qu’empirer sa déception.

«Ça m’a fait de la peine. J’ai eu l’impression de m’être laissée tomber personnellement, autant que ma famille et mes amis. Ça m’a pris une semaine avant de m’en remettre. J’ai regardé les cérémonies d’ouverture des Jeux, mais j’avais décidé de ne pas regarder la compétition des bosses de peur que ça me fasse encore plus mal. Puis, je me suis résignée. C’est quand même mon sport. J’étais triste, mais mon deuil était fait», avoue-t-elle avec le recul.

«Ça a été tellement gros, Vancouver. Mais bon, je ne pouvais pas m’arrêter là, j’étais encore jeune et j’avais toujours le goût pour mon sport.»

FÉBRILE, AVEC MODÉRATION

Comme ce qu’elle compare à une peine d’amour, elle a fui... en ski pour se changer les idées. Simplement s’amuser sur ses planches et gagner quelques coupes NorAm lui auront servi de thérapie. Ses deux victoires en Coupe du monde en 2012 et 2013, toutes deux obtenues au Japon, la positionnent maintenant parmi les favorites dans le processus de qualification pour Sotchi.

«J’essaie de me dire que, même si ce sont les Jeux olympiques, ça demeure une compétition comme une Coupe du monde. Il reste que c’est le but ultime d’un athlète, un événement où tout le monde s’arrête. Je garde un niveau de fébrilité, mais je refuse de m’emballer.»

Sagesse, qu’on disait...

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