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Son appartement saccagé

Un saccage avant l'expulsion

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Furieux de devoir quitter son appartement, un locataire expulsé a tout saccagé avant de disparaître dans la nature.

Furieux de devoir quitter son appartement, un locataire expulsé a tout saccagé avant de disparaître dans la nature.

«Même des animaux ne feraient pas ça», a lancé un employé qui effectuait les réparations. L’endroit situé sur la rue Saint-Mathias, dans le quartier Saint-Sauveur, était dans un état si lamentable qu’il valait mieux faire l’entrevue à l’extérieur.

Murs défoncés, tuyaux arrachés, armoires disparues, urine et excréments au plafond. Une insalubrité totale et 25 000 $ de dommages. Du jamais-vu ou presque. Indescriptible selon le propriétaire de l’immeuble.

Abdoul Pio est stupéfait par les longs délais légaux de la Régie du logement lorsque des indésirables ne veulent plus quitter les lieux.

L’homme d’affaires, qui possède plusieurs immeubles, ne recevait plus le paiement mensuel de 470 $ depuis avril 2013. Avec toutes les procédures de contestation du mauvais payeur, plus de six mois se sont écoulés.

Du temps pour détruire

Avant l’exécution du jugement, l’homme mis à la porte a eu tout le temps nécessaire pour vandaliser et démolir le trois et demi avec une barre de fer. Le locataire avait même entrepris d’ouvrir chaque mur pour découper les fils de cuivre et les revendre.

«Il ne se présentait pas à l’audience devant la Régie et, chaque fois, les délais s’allongeaient. J’avais un autre dossier d’encombrement contre lui et un autre pour désordre parce qu’il dérangeait les voisins. On ne pouvait pas avoir accès au logement parce que ce sont des gens très dangereux. À maintes reprises, les policiers sont venus», explique M. Pio.

En désespoir de cause, le locataire a exigé quelque chose d’inusité de la part du propriétaire fort patient. «Il a demandé au juge que je lui donne une bonne référence pour le prochain loyer qu’il trouverait.»

Sans scrupule

Le locataire a poussé son audace encore plus loin. Le lendemain de son départ, il est revenu sur place pour réclamer un dépôt de 20 $ laissé à l’ancien propriétaire. La police a pu lui passer les menottes.

Il devrait être accusé de menaces de mort et de méfait de plus de 5000 $. Il a été détenu quelques heures, mais son identité ne peut être publiée pour l’instant.

«Quand la police est intervenue, il avait déjà un nouveau bail ailleurs. Pauvre nouveau propriétaire qui tombe sur un type pareil!»

Les travaux de réparation pourraient durer jusqu’en décembre et Abdul Pio n’aura perçu aucun loyer pendant près d’un an.

Parmi les autres cas de mauvais payeurs, M. Pio raconte qu’un autre indésirable, en désespoir de cause, a bouché la toilette afin de provoquer une inondation. L’individu a ensuite invoqué un problème d’insalubrité pour être hébergé gratuitement par la Croix-Rouge.

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