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Bloc Guay

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Je suis content, il y a une belle relève chez les hommes en ski alpin au Québec. Mais elle a besoin d’aide!

Je suis content, il y a une belle relève chez les hommes en ski alpin au Québec. Mais elle a besoin d’aide!

William St-Germain, William Schuessler-Bédard, Vincent Lajoie et Chris Steinke ont tous quatre accédé à l’équipe nationale de développement. Ils ont participé aux différents camps d’entraînement de l’équipe nationale cet été et le niveau qu’ils ont atteint les a obligés à déménager à Calgary.

UNE SAISON DE 20 000 $

Je sais ce que signifie le fait d’entrer dans l’équipe nationale. Je connais les dépenses liées à une saison. Avec les années, j’ai réussi à obtenir de belles commandites, dont celle de Red Bull, mais les plus jeunes qui entrent dans le «système» n’ont pas encore cette chance. Il leur faudrait, eux aussi, pouvoir compter sur un soutien financier.

La saison leur coûtera quelque chose comme 20 000 $ chacun. C’est énorme pour leurs familles. Une page Facebook a été créée pour eux, par laquelle il est possible de faire des dons. Le 19e gala de Ski Québec alpin (qui a lieu ce soir) nous donne l’occasion de mettre en valeur ces talents qui émergent, mais il permet aussi de nous rappeler cette nécessité du financement.

Le gala avait permis d’amasser plus de 110 000 dollars l’an dernier, dont 25 pour cent sont versés aux programmes de l’équipe nationale. Le reste va à notre relève et aux différents programmes de développement, mais ce n’est pas toujours suffisant.

LES EFFORTS DE MA MÈRE

Quand je regarde ces quatre jeunes Québécois, je me revois. Je suis passé par là, moi aussi. Je sais à quel point c’est difficile de percer dans ce sport, encore plus quand on considère l’aspect financier.

J’ai été chanceux puisque ma mère s’est beaucoup impliquée au départ de ma carrière. Elle a organisé plusieurs collectes de fonds, tournois de golf et autres activités de financement. Il n’y avait pas que moi, j’avais aussi deux frères et nous avons été privilégiés d’habiter à Mont-Tremblant. La population de la région a toujours été généreuse.

Ma mère a passé plusieurs soirées à travailler pour nous! Elle ne dormait pas beaucoup.

C’est dispendieux pour les familles et ce n’est pas différent aujourd’hui. Ce qui a changé, par contre, c’est qu’il faut compter encore plus d’années avant d’accéder pour de bon à la Coupe du monde. Il n’est pas rare pour un skieur d’attendre avant l’âge de 25 ou 26 ans pour devenir régulier à ce niveau. À mon époque, plusieurs y arrivaient à l’âge de 20 ans.

Il faut donc penser à un investissement à long terme quand on vise la Coupe du monde. Cet appel à l’aide se veut ma façon de soutenir notre relève. Il y a du talent au Québec, autant chez les garçons que chez les filles.

Si on les aide, assurément, il y en a au moins un ou une qui va sortir du lot et s’afficher sur la scène mondiale.

— Propos recueillis par Alain Bergeron

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