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100 jours

Bloc Maltais

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La journée d’hier a marqué le décompte des 100 jours avant les Jeux de Sotchi. Tous les détails nous rappellent que ça approche vite.

La journée d’hier a marqué le décompte des 100 jours avant les Jeux de Sotchi. Tous les détails nous rappellent que ça approche vite.

Il y a quelques semaines, l’équipe canadienne de snowboard a rempli un conteneur géant d’équipement, de planches, de cire pour le fartage, de nourriture, etc. Toute cette marchandise a été mise sur un bateau à Vancouver et doit arriver à temps pour les Jeux. Les règles sont strictes et le poids de l’équipement qu’on transportera aux Jeux doit être bien calculé.

Émotions partagées

Plus ça avance, plus cette année olympique devient concrète. Ça vaut pour tous les aspects de ma préparation: sur neige, en salle d’entraînement et sur le plan mental. Le début de la saison est prévu le 6 décembre, en Autriche, et cette date va venir vite.

Même que ça va trop vite. Un cycle olympique peut paraître long, mais notre saison ne se déroule que du mois de décembre à la fin de mars. C’est beaucoup de préparation pour peu de compétitions.

Ces dernières semaines me procurent des émotions mélangées et contradictoires. Évidemment, je suis excitée à l’idée de participer à ces Jeux olympiques. Par contre, je suis un peu triste parce que je sais que ma carrière tire à sa fin et qu’il s’agit sans doute de mes derniers Jeux.

Prévoir l’imprévu

Je dois déjà finaliser certains détails importants d’ici aux Jeux, dont ceux liés à mon intolérance au gluten. Du personnel de l’équipe doit se rendre à Sotchi un mois avant les Jeux pour vérifier l’environnement où nous vivrons. Je devrai cependant me préparer des provisions, comme des céréales et du lait de soya. S’il n’y pas de nourriture sans gluten au Village des athlètes, je ne dois pas être prise au dépourvu.

Ma nourriture est mon carburant, après tout. Je n’ai pas le choix de prévoir.

La semaine dernière, il m’a fallu subir une batterie de tests à l’hôpital. En raison de mon asthme et de mes allergies à la poussière et au pollen, je veux m’assurer que rien de fâcheux ne se déclenchera quand je serai là-bas.

Je ne veux pas avoir de doutes et de craintes quand j’arriverai à Sotchi. J’ai toujours été précise dans ma préparation et je veux qu’un médicament soit déterminé au préalable si je dois stopper une allergie pulmonaire, par exemple.

Pour illustrer comment tout va vite, les deux dernières années ont servi à maîtriser les petits détails. Plus les Jeux approchent, plus je constate leur importance. Le seul souci que je souhaite avoir à Sotchi, c’est de briller.

Déjà, il est prévu que je raterai la cérémonie d’ouverture. Nous aurons un camp de préparation en Autriche, d’où on partira le 8 février. Je ne veux pas passer une semaine à Sotchi à me tourner les pouces ou me ronger les ongles...

— Propos recueillis par Alain Bergeron

 

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