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Calendrier sexy

Calendrier sexy: l'initiative d'étudiantes en médecine fait jaser

Agnès Maltais
Photo Archives / Agence QMI Agnès Maltais

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SHERBROOKE – L'an dernier, le calendrier sexy des étudiants de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke avait suscité de nombreuses réactions.

De bon goût ou de mauvais goût? L'initiative méritait réflexion. Cette année, ce sont les étudiantes qui récidivent.

«Suivant les traces du calendrier Sexy Docs produit l'an passé par les étudiants en première année de médecine de l'Université de Sherbrooke, les filles de 2e année sont heureuses de vous présenter le Calendrier MEDemoiselles» dit-on sur le site Internet.

Le calendrier Sexy Docs de l'an dernier, bien que lancé à l’interne, dans lequel on pouvait voir des étudiants de médecine en sous-vêtement dans des scènes parfois controversées, avait amené la vice-doyenne à la vie étudiante de la Faculté à organiser une rencontre avec l'association étudiante afin de sensibiliser ses futurs médecins à l'impact de tel projet.

Lancée cette fois sur Internet, la nouvelle a vite fait d'aller au-delà des réseaux sociaux et de faire réagir.

«Il y en a une qui a les jambes écartées, où l’on voit le string... Je trouve dommage que lorsqu’une femme décide de s’afficher sexy, elle soit toujours réduite à l’image de la prostituée, les jambes écartée», a lancé Isabelle Maréchal à l’émission Franchement Martineau à LCN.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert s’est plutôt fait avare de commentaires. «Je vais laisser le soin au doyen de répondre à cela.»

L’affaire a eu des échos jusqu’à Québec. «Je suis soufflée d’apprendre cela. Je ne savais pas. Je ne pense pas que ça devrait exister», estime la ministre responsable de la Condition féminine, Agnès Maltais.

«J’imagine qu’ils vont discuter de cela avec les responsables de la Faculté de médecine, le doyen», a pour sa part déclaré le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne.

«La question revient chaque année, depuis plusieurs années, fait remarquer la rectrice de l’Université de Sherbrooke, Luce Samoisette. On va laisser le doyen s’en occuper et il va s’en occuper, je vous le garantis!»

«L’initiative vient d’un groupe d’étudiantes conscientes de leurs gestes», a indiqué la vice-doyenne à la vie étudiante de la Faculté de médecine, Sophie Laflamme.

Marie-Laure et Maude, qui ont participé au projet, ont courageusement accepté d’expliquer leur démarche. Un geste volontaire d’étudiantes désireuses de perpétuer une tradition, qui se fait par surcroît au profit l'Association de la sclérose en plaques de l'Estrie (ASPE) cette année. «On s’attend à la critique, mais on se dit que les gens sont capables de faire la part des choses. C’est un projet qui nous rend fières. On n’a pas peur de le lancer.»

 

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